dimanche 31 août 2008

Le Buzz de Palin

Rien a voir avec la Thaïlande... mais le buzz enfle, et pour une fois je vais m'en faire le relai.

C'est quoi le buzz? C'est le bruissement de l'activité des internautes, bloggeurs, journalistes du net et autres acteurs du web autour d'une information neuve et potentiellement importante.
C'est un peu ce qui se passe dans une rédaction "classique" juste avant l'annonce d'un scoop.
On ne sait pas encore si c'est du lard ou du cochon, mais on s'agite, on cherche à en savoir plus, on échange les infos.

Le gros buzz du moment concerne candidate républicaine à la vice-présidence des Etats-Unis.

Rien que ça.

Actuellement gouverneur de l'Alaska, Sarah Palin a été le choix surprise de John McCain pour l'accompagner dans la course à la présidentielle.
Elle est sa caution "féminine", et "ultra-conservatrice". La dame est notamment connue pour ses positions très fermes contre l'avortement et tout moyen de contraception. Pronant l'éducation à l'abstinence, un point c'est tout.
Elle a donné naissance au petit Trig, son cinquième enfant, en Avril dernier. Celui-ci est malheureusement atteint du syndrome de Down.

Jusque-là, rien de bien spécial. Une vraie belle famille conservatrice à l'ancienne comme on les aime. Mais la blogosphère gratte un peu, et découvre beaucoup de choses étranges autour de cette naissance et commence à suspecter l'impensable: le bébé serait en fait celui de son ainée, Bristol, agée de 16 ans.
Forcément, si c'était vrai, ça mettrait un grand coup à ses théories quant à l'éducation sexuelle des adolescents.

Ce qui est intéressant, c'est de suivre, presque heure par heure l'arrivée de nouvelles informations. Par le biais des blogs, des commentaires, des liens et des "diggs" (sorte de "votes" d'internautes quant à l'interêt d'un article), les données s'accumulent... principalement glanées dans les archives des quotidiens locaux et nationaux.

Des sources en théorie sérieuses, donc...
Les coincidences sont nombreuses et troublantes. Vous trouverez la liste des arguments affirmant et infirmant cette thèse ici: http://www.ireport.com/docs/DOC-69834 (en anglais).
Parmi ceux qui amènent beaucoup de questions on trouve:

  • des photos officielles prises dans les dernières semaines avant l'accouchement (7ème mois) qui montre une Sarah bien svelte et active alors que Bristol a visiblement pris un peu de bedaine. J'ai repris ici celle du "Anchorage Daily News" présentant la future maman (à droite) lors du "Super Tuesday", soit en théorie à 7 mois de grossess.
  • un accouchement rocambolesque puisque le travail est censé avoir commencé alors que Sarah Palin était en train de donner une conférence à Dallas. Elle a alors pris l'avion direction l'Alaska, avec un stop à Seattle. 8 heures de vol (plutôt contre-indiqués) avec une maman en plein travail sans qu'aucun personnel navguant ne se rende compte de rien.
  • l'absence prolongée (4 mois) à son lycée de Bristol, officiellement dûe à une mononucléose, pendant cette même période de fin de grossesse.

Comme toujours, ces informations sont à prendre avec du recul. Les sources sont à considerer avec circonspection, certaines étant bien plus recommendables que d'autres. Bref, il faut avoir un esprit critique lorsqu'on navigue ainsi sur le net.

Mais je crois que ce conseil est valable aussi pour les autres médias. N'avez-vous pas remarqué comme nos amis journalistes sont prompts à pointer du doigts les défaillances des "nouveaux médias" comme Wikipédia?
M'est avis qu'ils se sentent menacés dans leur monopole de l'information et de la parole: "Quelle horreur ce Wikipedia! Tout le monde peut y écrire, même s'ils ne font pas partie de la corporation... et pire! Ils doivent justifier de la crédibilité de leurs informations, en révélant sources et citations. Une hérésie!!!"
Je vous engage à regarder les commentaires laissés par les lecteurs des versions "électroniques" de grands quotidiens tels Le Monde ou Libération. Il est très facile de trouver des articles dans lequels un lecteur avisé décèle une approximation coupable, voire même un grave contresens.

La nouveauté, c'est qu'ils ne sont plus réduits à s'écrier "Oh la bourde!" seuls dans leur fauteuil.


Mise à Jour (le 02/09/08):
Sarah Palin et le camp républicain démentent la thèse selon laquelle le petit Trigg serait en fait le fils de Bristol Palin... et, en même temps, annoncent que cette dernière (désormais agée de 17 ans) est enceinte (sic!).
Pour une famille si persuadée de la supériorité d'une éducation conservatrice, ca me paraît être assez décrédibilisant.

Etat des lieux

Ajourdhui, Dimanche, les choses n'ont pas vraiment bougé.

Le PAD occupe toujours les jardins de "Government House", la pluie et les manifestants ayant transformé l'endroit en un immense tas de boue.

Le Premier Ministre Samak n'envisage toujours pas de démissionner, l'armée n'envisage pas de prendre parti, pas plus que le roi qui ne fait qu'appeler au calme.

Contrairement aux compte-rendus toujours "grand spectacle" de nos médias, le tout se passe dans un calme surprenant. Quelques heurts, certes, mais, au vu du nombre de manifestants, on peut considerer ces évènements comme marginaux. Certains soupçonnent même que des partisans du gouvernement (le PPP) se soient glissé dans la manifestation et cherchent à mettre de l'huile sur le feu.
Et les manifefstations restent très localisées. La vie continue partout ailleurs, sans réel signe de tout ce qui se passe là-bas.

Le mécontentement s'étend cependant. Dans le Sud, région, comme Bangkok, opposée au PPP et à l'ex-premier ministre Thaksin, des aéroports et voies de chemin de fer sont bloquées. Coinçant, notamment à Phuket, des milliers de touristes.

Aujourd'hui, un des dirigeants du PAD a déclaré envisager de quitter l'enceinte de Government House dans la soirée. L'état déplorable des jardins, et le risque d'actions incontrôlées amenant à des détériorations du bâtiment en lui-même semble le pousser à ce petit pas en arrière.
Déjà, des sondages montrent la désapprobabtion d'une majorité des habitants de Bangkok, pourtant traditionnellement opposés au PPP.

Quoi qu'il se passe désormais, le grand perdant de tout cela n'est pas le gouvernement, mais la Thaïlande et sa démocratie.

jeudi 28 août 2008

Bangkok submergé?

Il y a quelques jours, l'ancien directeur du Centre Météorologique de Thaïlande, Smith Thammasaroj, a mis en garde les autorités de Bangkok quant à la forte probabilité d'innondations à Bangkok.
Ce n'est pas une vraie surprise. La ville est contruite à peine à 2m au-dessus du niveau de la mer, dans un delta marécageux. Lors de la saison humide, une crue de la Chao Praya combinée à une forte marée et un gros orage laissent régulièrement certains quartiers les pieds dans l'eau.

Innondations à Bangkok (Octobre 2006)

La nouveauté, c'est l'origine présumée d'une telle innondation: une montée des eaux dues à la proximité d'une tempête tropicale.
Jusqu'à présent, Bangkok a été innondé plusieurs fois, sans grandes conséquences, du fait d'une forte pluviométrie. Mais on parle ici d'un phénomène comparable à celui géné par Katrina à la Nouvelle-Orléans.
Ce ne sont pas les précipitations mais une élévation localisée du niveau de la mer d'environ 1 à 2 mètres du fait de la forte dépression et des vents accompagnant la tempête qui provoqueraient l'innondation.



Les zones innondées seraient donc entre Bangkok et la côte, c'est à dire là où se trouvent la majorité des industries de la région. Causant des dégats plus économiques qu'humains... mais aux réprecussions catastrophiques.

Ce genre de tempête tropicales reste assez rare, et la conjonction d'évènements générant le phénomène de "storm surge" (c'est le nom anglais) l'est encore plus. Beaucoup d'experts affirment aujourd'hui que, pour cette année au moins, elle ne sont pas réunies.

Ouf!

Néanmoins, l'avertissement vient d'un scientifique reconnu, qui s'est notamment distingué pour avoir averti pendant plusieurs années du risque d'un Tsunami dans la région, sans être entendu. Il a malheureusement eu raison quelques années plus tard.

Forcément, cet appel est cette fois-ci pris beaucoup plus au sérieux.
Le BMA (Bangkok Metropolitan Authority) est en train de se préparer à un tel scénario: évacuation, approvisionnement etc...
Quant à la prévention, elle implique la construction d'une couteuse digue... et qui dit "travaux" dit: délais, dépassements de budget et retards.

Vacances à la maison

Ca y est! J'ai pris mes billets!
Je passerai donc une partie de mes vacances scolaires en France.

Arrivée prévue le 6 Octobre au matin, départ le 21 dans la soirée.

Quant à mon programme, je compte sur les locaux pour m'aider à le remplir ;-)

J'ai eu un bon prix: 600€ A/R TTC avec Etihad.

mardi 26 août 2008

C'est le bazar

Comme prévu, le parti d'opposition PAD a lancé aujourd'hui une vaste opération visant à forcer la démission du Premier Ministre Samak.
Forts d'une centaine de milliers de maniffestants, ils ont d'abord bloqué certains grands axesde Bangkok puis ont envahi de nombreux bâtiments officiels, ministère et même une des stations de télévision publique.

Tout antipathique qu'il est, Samak a, pour l'instant, l'intelligence de gérer la crise en tentant l'apaisement. Aux dernières nouvelles, pas de violence n'a été reportée malgré les foules immenses et la tension en cours. Les manifestants seraient déjà en train de quitter d'eux-même certains bâtiments et le gouvernement a décidé de leur donner du temps, histoire de ne pas créer trop de frictions.

Cette crise est l'aboutissement de semaines de manifestations du PAD, qui joue ici probablement sa dernière carte... mais il y a bien longtemps qu'ils sont allés trop loin.
Le parti au pouvoir, le PPP, est notoirement inefficace, corrompu... mais a été élu démocratiquement. Une élection entachée d'achats de votes et de fraudes probables, certes.
Mais lorsqu'on se targue d'être le défenseur de la démocratie, on se doit d'abord d'être irréprochable. Même si ça signifie perdre une, deux, plusieurs élections, jusqu'à ce que les gens comprennent.
Malheureusement, le PAD est probablement plus intéressé par le pouvoir que par la démocratie.

Je ne sais pas ce qui va suivre. J'ai l'impression qu'il n'y a pas d'alternative valable offerte aux Thaïs pour le moment. Le risque est que le pays se scinde, d'un côté la campagne (le parti au povoir), de l'autre la ville (l'opposition).
Leurs aspirations ne sont pourtant pas incompatibles, mais les deux partis jouent sur les différences et la division.
C'est triste.

Je croise les doigts désormais. Peut-être le roi arrivera-t-il à ramener tout ce petit monde à la raison.

Pour le reste, la vie continue tranquillement à Bangkok. Finalement, quelques bâtiments administratifs occupés et deux ou trois rues bloquées, c'est presque anecdotique face aux bouchons et autres travaux quotidiens...

Ah, et ceux qui suivent mes aventures auront compris qu'aujourd'hui je suis au chômage technique: mon école étant juste en face de Government House, soit à l'épicentre de la manifestation, elle est fermée.

mardi 19 août 2008

Une finale France-Thaïlande?

Non, ce n'est pas du foot.

Aucune des deux équipes n'est qualifiée pour les JO de foot.
Ceci dit, vu à quoi ressemble le tournoi, on s'en fiche un peu: autant de places pour l'Asie que pour l'Europe? C'est une blague? Oui oui. Une blague belge. Ils sont même arrivés en demi finale. Haha!

Je m'égare.

Je parle de boxe.

Ici, on ne vit plus que pour cela, vu que c'est à peu près les seules chances de médailles qui restent à la Thaïlande (sans oublier la culture du Muay Thaï).
Les J.O., je m'attendais à pouvoir en profiter un max; Pensez-vous: seulement une heure de décalage horaire.
Oui, mais les 7 chaines de la télé publique Thaï se partagent les droits de retransmission, et le font dans un bazar indescriptible. Autant ça me parait normal de voir diffusés en priorité les sports auxquels la Thaïlande participe, même un peu étranges (leur seule médaille d'or, pour l'instant, vient de l'haltérophilie féminie... sexy!), autant je suis déconcerté par le reste de la programmation.
On ne sait jamais ce qui va être diffusé, ni sur quelle chaine. Avec 7 chaines, ils devraient pouvoir faire du "non-stop" sans vraiment perturber les programmes. Bah non. C'est au petit bonheur la chance, et avec une fréquence pas très élevée...
Sans compter: interruptions sans préavis, pubs sans fin et faux directs.

Oh.
Je m'égare encore.

En fait, à l'origine, avant de devenir grognon, je voulais évoquer la possibilité d'une finale France-Thaïlande en boxe. Cela se décidera lors des demi-finales de poids super légers, vendredi prochain.

Si "à ma gauche" Alexis VASTINE et "à ma droite" Manus (prononcer "Manate") BOONJUMNONG (débrouillez-vous) remportent chacun leur prochain combat, alors la très rare conjonction sportive France-Thaïlande s'opèrera.

Attention. Ce Thaï, il a faim. Il a déjà mangé de l'Ukrainien favori, et de l'or olympique il y a quatre ans.
Ici, l'or ça veut dire, d'une seconde à l'autre:

  • célébrité nationale (et plus de vie privée, accessoirement)
  • millions de bahts (pas loin du quart de millions d'euros).
C'est mieux qu'une poignée de main de Sarko, non?

mercredi 13 août 2008

Conseils aux voyageurs. 2: Les Guides

C'est toujours une des questions que l'on se pose au moment de préparer le voyage. Quel guide? Un seul, plusieurs? On les emmène tous?

Pour ce qui est de la Thaïlande, il en existe beaucoup. Je ne parlerai ici que des plus "classiques", et de l'impression qu'ils me font par rapport à ce que je connais désormais de la Thaïlande.

1. Le Routard:
C'est probablement le plus utilisé par les touristes français. On les reconnaît à ça en général. Il a fait sa réputation pour son ton moins consensuel, son approche un peu alternative et sa recherche des petits prix intéressants. Malheureusement, je trouve que, année après année il devient très "franchouillard", dans le mauvais sens du terme: grognon, pessimiste, content de rien et râleur pour tout. Bref, il arrive presque à vous donner envie de ne pas y aller. A quoi sert un guide qui passe son temps à parodier le "c'était mieux avant" de Francis Cabrel? Ce dont on a besoin c'est un guide qui parle de ce qui se passe maintenant, et comment en tirer le meilleur parti.
Il reste néanmoins de très bon conseil, à condition de lire entre les lignes ronchonnes afin d'y trouver les compliments.


2. Le Guide Bleu:
Assez consensuel. En fait, il se situe à mi-chemin entre tous les styles de guides. Un peu de conseils, un peu de culture, un peu de pratique... Mais finalement, ça a tendance à être trop peu pour chaque sujet. Il a l'avantage de "résumer" l'ensemble des guides dans un seul ouvrage.
Pas essentiel.




3. Le Guide "Voir" (Hachette):
Un des plus beaux ouvrages. Richement illustré, avec beaucoup de photos et d'explications sur la culture et la vie quotidienne, c'est plutôt un guide à lire avant le voyage. Pour se faire une idée, se donner envie. Ensuite, sur place, on le garde à l'hôtel, pour le bouquiner le soir et aller un peu plus loin dans la connaissance de la culture.
Dans le même genre, il y a le guide Gallimard.
En bref: dans la valise, mais pas dans le sac à dos.



4. Bangkok Cartoville:
Ce n'est pas un guide sur la Thaïlande, mais il est à la fois très pratique, bien pensé, et pas trop cher. Il propose un résumé de Bangkok, illustré et, surtout, agrémenté de super plans qui se replient sans souci dans le petit format.
Très pratique, en complément d'un guide général sur la Thaïlande.




5. Le Lonely Planet:
Finalement, c'est sur ce dernier que se porte ma préférence. Si vous devez n'en acheter qu'un, c'est celui là. Le ton n'est pas trop complaisant (contrairement à certains guides très "tout le monde il est beau") mais pas ronchon comme le Routard. Il donne énormément de conseils pratiques très détaillés, et les informations sont précises. Néanmoins, il est très limité en termes d'illustrations, et ses plans ne sont pas extraordinaires.

Bref, vous l'aurez compris, il n'y a pas de guide "panacée"...
J'aurai tendance à conseiller un "mix" de Lonely Planet et Guide Voir. L'un pour les infos pratiques, l'autre pour le côté culturel et les illustrations qui aident à se faire une idée.

Et pour l'hébergement, un des meilleurs conseils est de vérifier sur ceux proposés dans les guides. Une adresse très efficace (en français, mais encore plus d'infos si vous arrivez à lire l'anglais): http://www.tripadvisor.fr
Le plus, c'est les commentaires des internautes. Comme d'habitude, il faut savoir les interpréter et relativiser, mais les infos sont presque "temps réel"... ça aide.


Finalement, une chose qu'on peut regretter, c'est que nos éditeurs n'aient pas encore atteint le niveau des guides japonais.
Nos guides français se défendent bien au niveau du choix de l'hébergement, du conseil sur les visites à faire et sur la culture... Mais les conseils pratiques sont souvent légers... Nos amis japonais ont à leur disposition un guide génial, conçu pour faciliter le quotidien du voyageur.

J'ai pris quelques photos (désolé pour la qualité) du guide d'un copain japonais:

Par exemple, voilà la page consacrée au Skytrain. C'est assez rigolo, tout est expliqué: "Mettez le ticket ici", "Reprenez-le là.", "Attention au truc rouge si se ferme vite", etc... Certains se sentiront pris pour des imbéciles, mais finalement, pour avoir vu l'air dubitatif de TOUS les touristes arrivant pour la première fois à l'entrée du Skytrain, ce n'est pas si inutile.

Autre truc ultra utile: des pages illustrées de plats, fruits et autres desserts. A chaque fois: la prononciation, une photo, une description et le nom écrit en Thaï. La cuisine locale est délicieuse, mais on ne sait jamais trop quoi choisir... et surtout on n'est jamais sûr d'arriver à se faire comprendre. Là, c'est facile, le guide sert d'intermédiaire. Et si il y a un plat qu'on a aimé, le prochain coup, on le montre du doigt, et c'est gagné.

L'idée est simple, mais peut franchement changer le quotidien des vacances. Et c'est aussi cela qu'on attend d'un guide, non?

dimanche 10 août 2008

La blague du moment

Elle circule pas mal sur internet en ce moment.
C'est drôle et en même temps assez cynique.
J'aime bien.

La voilà:

Les Nations-Unies ont réalisé il y a quelques années une vaste enquête à l’échelle internationale autour d’une seule question :
"Pourriez-vous, s’il vous plaît, nous donner votre opinion sincère sur les solutions à adopter afin de mettre fin à la pénurie de nourriture dans le reste du monde ?”

L’enquête se solda par un échec.

Pourquoi ?

En Afrique, on ignorait le sens du mot “nourriture”
En Inde, on ignorait le sens du mot “sincère”
En Europe, on ignorait le sens du mot “pénurie”
En Chine, on ignorait le sens du mot “opinion”
Au Moyen-Orient, on ignorait le sens du mot “solution”
En Amérique du Sud, on ignorait le sens des mots “s’il vous plaît”
Aux Etats-Unis, on ignorait le sens de l’expression “reste du monde”

samedi 9 août 2008

La Thaïlande Olympique

En ces temps d'olympisme débridé (blague à 2 baht) je suis la mode...

La Thaïlande n'est pas vraiment connue chez nous pour ses exploits sportifs. Avouons-le. Qui d'entre-nous, même le connaisseur le plus assidu, peut nommer un sportif Thaïlandais? Pas beaucoup en tout cas.
D'abord parce que les réussites de la Thaïlande concernent des sports pas très suivis chez nous... et aussi parce que leurs noms sont assez imprononcables.

La Thaïlande participe aux jeux olympiques depuis 1952. Elle a obtenu sa première médaille en 1976, en boxe. Depuis, c'est principalement sur ses boxeurs que la Thaïlande porte ses espoirs olympiques...

L'un des sportifs Thaï les plus emblématiques est Somluck Kamsing, médaillé d'or aux J.O. d'Atlanta (96) en boxe catégorie plume.
Sa popularité est énorme. Une médaille d'or est un fait exceptionnel dans le monde entier, et à plus forte raison dans des petits pays sportifs comme la Thaïlande.
Mais à ses résultats sportifs s'ajoute un parcours exceptionnel et particulièrement touchant pour ses compatriotes.

Somluck Kamsing est né dans un bus avant que ses parents n'atteigne l'hopital. Elevé dans une famille très modeste, il a grandi au milieu de la culture du Muay Thaï (la boxe Thaï). C'est une institution ici. Et beaucoup le pratiquent dès le plus jeune âge.
La pratique de ce sport est souvent entremélée avec la pratique religieuse. Et c'est à l'occasion d'un tournoi organisé par le temple du quartier que Somluck a commencé à montrer l'étendue de son talent. Une sorte de David et Goliath moderne, avec ses 20 kilos tout mouillés il termine vainqueur, et empoce la magnifique somme de 90 Baht (2€).

Très vite repéré, il est recruté par un club de Bangkok, qui l'initie à la boxe anglaise. Il prend visiblement très vite le pli et continue sa carrièe jusqu'à se qualifer en 1992 pour les J.O. de Séville. Eliminé dès le premier tour, il ne baisse pas les bras, et revient en 1996.

1996 est une année importante pour la Thaïlande, elle marque le cinquantenaire du règne du roi Bumiphol. Est-il utile de rappeler à quel point le roi est vénéré ici?
pour la Thaïlande, offrir sa première médaille d'or à son Roi pour cette occasion est plus qu'un rêve.

Et c'est ce que Somluck a fait.
Brandissant le portrait du roi à l'issue du combat, ce petit thaï de la campagne est alors rentré dans l'histoire et dans le coeur de tous ses compatriotes...

Aujourd'hui, la Thaïlande espère 3 médailles d'or, comme en 2004. En boxe, bien sûr, mais aussi en haltérophilie féminine.
Oui.... Ce sport où le but est d'être tout rouge et tout gonflé... Autant pour la boxe, le rapport avec la passion du Muay Thaï est évident, autant pour l'haltérophilie feminine, le lien culturel ne m'est pas particulièrement évident.

vendredi 1 août 2008

Week-end à Phuket

Phuket est une des destinations principales pour les visiteurs arrivant en Thaïlande... C'est probablement pour cela que je n'en ai pas fait une de mes priorités. J'ai tendance à fuir le chaland.

Cette fois-ci, pourtant, le "package" proposé était tellement intéressant que, après tout, un petit week-end hors de Bangkok, avec plage et grande chambre d'hôtel, ne peut pas faire de mal.

Phuket est la plus grande île de la Thaïlande. Située au sud-est, dans la mer d'Andaman, elle mesure environ 15km de large par 60km de long.
Autant dire qu'il y a de quoi caser du touriste. Surtout qu'elle propose en plus d'immenses plage de sable blanc baignant dans une eau turquoise devant lesquelles trônent de grands complexes hotelier.

On en est pas encore au niveau de la Costa Brava, mais on est aussi très loin du côté encore un peu sauvage des îles de Thaïlande que j'aime à fréquenter.
En ce moment, c'est la basse saison à Phuket, car le temps est plus souvent couvert qu'à la haute saison (de novembre à février, c'est quasiment soleil sans interruption). C'est ce qui nous a "sauvés".
D'abord parce que les nuages m'ont évités de griller complêtement. Ca fait un bout que j'ai pas pris le soleil, pas mal occuppé par le boulot, et essayant de l'éviter tant que possible tellement il fait chaud et humide en ce moment.
J'ai quand même pu prendre:

  • quelques photos ensoleillées
  • un léger bronzage
Et comme c'est la basse saison, les prix sont plus raisonnables, et les hôtels loins d'être pleins. Pas de foule sur la plage et dans les rues. C'est agréable. Mais j'imagine la tête que ça doit avoir en pleine saison et, personnellement, ça fait pas trop envie.
On sent que la limite de saturation est dépassée: on trouve ici trappes à touristes, des thaï pas super aimables (pas beaucoup, mais c'est un fait exceptionnel en Thaïlande), des prix franchement plus élevés qu'ailleurs (même comparé à Bangkok) et des quartiers "chauds" à la sauce Pattaya.
Les touristes les plus courants ici sont les allemands et les suédois. Ces derniers cherchent probablement à échapper à leur long hiver, et profitent de vols directs de Stockholm à l'aéroport de Phuket. Ils ont d'ailleurs payés un lourd tribut au Tsunami de 2004 qui a frappé l'île en pleine saison toouristique.
Les français évitent ce genre de destinations. Comme quoi on n'est pas toujours les pires.

Alors voilà, je dépeins un tableau pas très attirant... mais ce n'est que de la "projection". Après tout, j'en ai vraiment profité de mon week-end à Phuket en basse-saison. La plage était belle, et la mer, pour une fois, un peu agitée (ça change, et c'est sympa). L'hôtel très agréable et les serveurs des restaurants très souriants et détendus, c'est un peu les vacances pour eux en fait.

Ah, oui... J'oubliais. C'est un des seuls endroits de la Thaïlande où il y a un peu de vagues. Alors tous les surfeurs du dimanche se précipitent pour frim... heu... communier avec la mer.
Ca me fait doucement rigoler... si on aime la mer, en Thaïlande, on fait plutôt de la plongée ou des ballades autour des îles. Le surf, on le garde pour des endroits où c'est réellement intéressant.
Enfin, c'est mon avis...