lundi 31 mars 2008

De retour du Paradis

Avertissement: Ce post contient des images (splendides) susceptibles de choquer la sensibilité de certains lecteurs...

Ce matin, au réveil dans mon douillet appartement de Bangkok, j'ai encore du ma à réaliser qu'il y a peu j'étais au beau milieu d'un des endroit les plus extraordinaires de notre belle planète... et encore plus de mal à croire qu'à peine une paire d'heures me séparent de ces paysages somptueux.

Krabi est une petite ville qui se situe à 800km au Sud de Bangkok, pas très loin de la Malaisie, sans vraiment d'autre intérêt que son aéroport, desservi par 5 ou 6 vols quotidiens en provenance de la capitale.
De ce côté de la Thailande, ce trouve la Mer d'Andaman, partie de l'Océan indien. C'est la côte qui a été touchée par le Tsunami.

Apparté: Le Tsunami de 2004
Le 26 Décembre 2004, vers 8h (heure de Bangkok), un séisme de magnitude 9.1 se produit dans l'océan indien, près de l'Indonésie. L'énorme quantité d'énergie libérée génère d'énormes vagues qui vont se propager et progressivement toucher les côtes environnantes quelques heures plus tard.
L'Indonésie et le Sri Lanka sont particulièrement touchées. On estime à plus de 200 000 le nombre de personnes tuées par ce qui reste une des plus grandes catastrophes naturelles de tous les temps. La Thaïlande compte environ 8000 morts, dont beaucoup de touristes qui fréquentent les plages paradisiaques de Phuket et Krabi. L'évènement, rarissime même dans cette région sismiquement très active a énormément marqué les esprits.
Aujourd'hui, un système de surveillance et de prévention (alerte et ininéraires d'évacuation) à été mis en place. Ce sont d'ailleurs les seules traces du désastre que j'ai pu observer. Car malheureusement, ces simples mesures auraient permis de changer complêtement l'ampleur de cette catastrophe. En plusieurs endroits, certaines personnes ont reconnu les signes précurseurs du Tsunami (le retrait rapide des eaux), et ont réussi à sauver énormément de gens. Gageons qu'aujourd'hui beaucoup d'entre nous prendront les jambes à leur cou en voyant la mer se retirer soudainement... Pour plus d'infos, voyez ici: wiki

Le vrai intérêt de Krabi, donc, est l'impressionnant relief de sa côte et des milliers d'îles qui l'entourent, parsemées de plages au sable blanc baignant dans une eau cristalline.

Difficile de décrire l'ensemble sans être lénifiant. Ces paysages semblent pourtant assez familiers. Ils ont été souvent utilisés comme décors pour des films très connus (on comprend aisément pourquoi). Parmi les plus connus, "La Plage" et "James Bond et l'Homme au Pistolet d'Or".


Le "plus" de cette région est donc ce relief impressionnant, la côte et l'océan sont constellés d'énormes formations rocheuses qui semblent surplomber la jungle ou la mer en un équilibre précaire.
Les récifs coralliens entourent ces milliers d'ilôts de pierre et de verdure, les baignant dans un foisonnement de vie aquatique. Un simple masque et tuba permet de nager au milieu de centaines de poissons multicolores, souvent curieux de voir si l'importun n'aurait pas par hasard emmené un peu de nourriture avec lui.
J'espère que Nuch aura bientôt l'occasion de passer son brevet de Plongée. J'aimerai vraiment retourner là-bas pour profiter encore plus de la faune aquatique.


Pour le reste ça se passe de commentaire. Nous avons passé là-bas 3 jours formidables. Les ballades en bateau dans les îles les deux premiers jours ont été l'occasion pour moi d'enfin prendre un peu de couleurs, voire même des coups de soleil... Mais rien qu'un massage à l'Aloe Vera ne puisse apaiser (hooo quel détente rafraichissante après une journée d'embruns et de soleil).
Le soir, nous retrouvions Carl et Gipsy (en vacances ici en même temps que nous) pour un diner et un verre, mais la fatigue nous rattrappait vite.
Pour le dernier jour, nous avons loué un scooter, histoire d'explorer les environs. C'était vraiment plaisant d'aller zigzaguer lur les routes serpentant au mileu des falaises couvertes de jungle de la côte. Et la relative fraicheur qui y regnait n'était pas désagréable.
Ce fut aussi l'occasion d'aller rencontrer un petit groupe de singes pas farouches (et, de façon assez étonnante, pas agressifs) qui vit au pied d'un de ces rochers.

Vous l'aurez compris, c'est la tête pleine d'images turquoises que nous avons repris l'avion en direction de Bangkok, décidés à revenir dès que possible...

Pour l'intégralité des photos, c'est ici

jeudi 27 mars 2008

Le livre de la Jungle

C'est exceptionnel, presque une semaine sans "post" de ma part.

En fait, je reviens juste de mon "expédition" à Pattaya. Et la connexion à internet était le moindre de mes soucis.

Résumons un peu la situation:

Il y a une dizaine de jours, j'ai passé avec succès le dernier entretien pour me faire embaucher en tant que professeur dans le cadre d'un programme d'enseignement bilingue en école primaire.
C'est un poste très recherché car la paye est presque le double du tarif horaire habituel pour un professeur étranger.
Le programme est financé par le "Bangkok Metropolitan Authority" et a donc l'avantage de me permettre d'obtenir le fameux "work permit" qui m'évitera d'être dans l'illégalité. En contrepartie je vais payer des impots sur le revenu, mais vraiment beaucoup moins qu'en France.

L'objectif de ce camp est double. Dans un premier temps, rencontrer toute l'équipe du programme, c'est à dire le staff (une dizaine de personnes dont je fais partie, en tant que "foreign teacher") et les professeurs Thaï (une trentaine environ) qui accueilleront le programme pour l'année à venir. On apprend à se connaitre puis, rapidement, le staff commence à former les Thaï à l'animation de camp de vacance bilingue.
Car ce sera la deuxième phase. Pendant toutes les vacances "d'été" (de mi mars à mi-mai) auront lieu des "english camps" avec des élèves du programme. Le premier camp à commencé lundi, avec l'arrivée de 78 écoliers Thaï de 10 à 12 ans, qui ont derrière eux au moins un an d'apprentissage de l'anglais.

C'est assez paradoxal pour moi de devoir former des enseignants assez expérimentés, mais je me suis vite senti à l'aise dans ce rôle. C'est peut-être génétique... et puis il y a mon côté ingénieur structuré qui apporte un vrai plus dans cet environnement un peu "poterie macramé". En tout cas j'ai été convainquant. Les compliments pleuvaient et on a commencé à me laisser de plus en plus la main sur le déroulement même du camp.

J'ai pris un réel plaisir à participer à tout cela.
La première partie avec la formation des profs thaï et le mix team building - les bronzés à la plage - BAFA mâtiné de toutes les originalités culturelles asiatiques est très intéressant. Le tout dans un environnement assez "rustique", à base de baraquements très "guerre du pacifique", grosses araignées, serpents et moiteur continuelle. J'ai l'air de me moquer un peu comme ça, mais j'ai été très surpris de les voir appliquer des techniques très "modernes" de construction d'équipes et de créativité, que l'on rencontre chez nous plutôt dans les entrerpises et pas vraiment dans l'education nationale. Ils ont l'air moins "sectaires" que chez nous.

Ensuite, la partie avec les gamins était vraiment rafraîchissante. D'abord, ils sont vraiment bien élevés. J'ai pas beaucoup d'expérience, mais je m'attendais à passer beaucoup d'énergie à faire la police (surtout dans un cadre "hors école"). Mais non, il n'y a pas à insister beaucoup pour avoir le silence et leur attention. Et à cet âge là, la capacité d'apprendre est vraiment impressionnante.

Bref, vous l'aurez compris, malgré la chaleur, les nuits inconfortables et le porridge du matin, j'ai bien aimé ces quelques jours dans la jungle.
J'en retiens que j'ai ce qu'il faut pour ce métier, que j'aime travailler avec des petits et que c'est réciproque.

D'un côté plus pratique, je connais désormais le déroulement des opérations avec plus de détails.
Dans 15 jours je saurai à quelle école je suis rattaché. En l'occurrence ce sera une école qui accueille ce programme pour la première fois (cool, j'aime être pionnier) et pas loin de chez moi (re-cool).
En termes d'horaires, ce sera entre 15 et 20 heures de cours par semaine. Ce qui me permet de subvenir à mes besoins (loyer transports nourriture) et me laisse beaucoup de temps libre pour commencer d'autres activités annexes. J'ai déjà quelques idées. Télétravail par internet, cours particuliers, ou même un peu d'entreprenariat... A suivre.

A suivre aussi, un post à propos de Pattaya.

Mais pour le moment, je dois faire mes bagages, je prends l'avion tout à l'heure avec Nuch direction les îles du Sud de la Thaïlande.
Promis, je prendrai plein de photos :-)

mercredi 19 mars 2008

La glandouille, c'est (bientôt) fini

Grande nouvelle!
La démonstration de mes talents d'instituteur anglophone a visiblement été convaincante. La responsable du programme n'a pas attendu le lendemain (comme annoncé) pour m'appeler et me confirmer que j'étais retenu.
Sans prononcer la phrase "Vous êtes embauché", elle m'a dit que j'avais passé cet entretien avec succès et que la dernière étape est le "summer camp" qui débute ce vendredi.

Car en ce moment, c'est les vacances "d'été" en thailande. La rentrée (ma rentrée donc) est mi-mai. En attendant, beaucoup de petits Thaï vont en colonies de vacances, et le programme utilise cette occasion pour réunir toute l'équipe, et notamment les nouveaux, et commencer à les faire travailler ensemble en "conditions réelles".
En l'occurence, ça se passe à Pattaya, station balnéaire proche de Bangkok. Le lieu est plutôt connu comme le "défouloir" denombreux touristes, avec tous les travers que ça comprend (ce qui explique probablement pourquoi je n'y encore suis jamais allé) mais dans notre cas, nous seront plus profondément dans la campagne.
Je ne sais pas exactement ce qui m'attends en fait... On m'a juste dit de prévoir anti-moustique et vêtements légers.

Attendez-vous à un compte rendu détaillé avec photos!

Ensuite, autre fait de la journée: j'ai prolongé mon visa touriste de 30 jours.
Ouf, un peu d'air frais, je suis "légal" jusqu'à fin avril. Malheureusement ça ne sera pas suffisant. Le temps que tous les papiers soient prêts pour le visa de travail, il me faudra probablement faire un "visa run" (en gros un aller retour à une frontière proche, pour récupérer 30 jours supplémentaires).

Dernière chose: mon accès internet est actif (déjà?!?). Je vous écris donc depuis mon chez moi, et je vais enfin pouvoir faire du msn, du skype et de la webcam à foison!

A très plus!!!

mardi 18 mars 2008

Bienvenue chez moi

Quel assourdissant silence de ma part depuis quelques jours!C'est que j'ai été assez occupé depuis samedi.


Tout a commencé Samedi donc, par la signature de mon contrat de location et le début de mon emménagement. Ca y est! J'ai un "chez moi", il me plait, il est bien situé (à 2 pas d'une station de SkyTrain, sur Sukhumvit Rd pour ceux qui connaissent) et il est pas trop cher.

Voilà donc mon adresse:
1414/39 Sukhumvit Plus
Phrakhanong, Klong Toey
BANGKOK 10110

Verser la caution, signer le contrat et récuperer les clés n'auront pris que quelques minutes. Un peu plus de temps pour enregistrer mon empreinte digitale (en théorie nécessaire pour rentrer dans le batiment, mais tellement peu fiable qu'ils m'ont aussi donné le code d'entrée).
Puis direction chez Lea pour sa soirée commune "crémaillère-anniversaire du copain et du frère".

Comme d'habitude ici, les soirées commencent à la maison et terminent quelque part en boite.
Par contre, cette fois-ci, surprise, la police avait décidé de fermer tous les clubs de Bangkok à minuit... Soirée un peu tronquée donc, et les raisons de ces fermetures restent floues pour le moment: semble-t-il liée à l'arrivée d'un nouveau chef de la police, l'habitude ici serait de montrer "qui est le chef" quelques semaines, puis retour à la normale, une fois le montant du pot de vin renégocié... J'y reviendrai.

Ceci dit, se coucher pas trop tard nous a permis de nous lever (presque) à l'aube afin d'aller commencer à m'équiper. L'appartement est meublé, mais il reste plein de choses à acheter, et le marché de Chatuchak est l'endroit révé pour le faire à moindre frais. L'inconvénient, il fait environ 50° dans les petites allées de ce "souk" asiatique, et mieux vaut y aller dans la matinée pour éviter les malaises.Bilan des courses: un peu de vaisselle (12 verres à soda pour 3€), un peu de déco (bougies, vases), 2 plantes fleuries (je ne connais pas le nom, j'enverrai des photos à maman pour qu'elle me dise) et quelques autres bricoles.

Ensuite, détour par Tesco (le concurrent de Carrefour: partout où il y a un Carrefour, il y a un Tesco de l'autre côté de la rue... ou pas loin) pour toutes les petites "bêtises" qui rendent la vie plus facile (casserole, poele, egouttoir, poubelle, torchons, éponges, kit de bricolage...) puis retour chez San pour récuperer le reste des affaires et dernier voyage chez "Robinson's", sorte de BHV local pour les draps de lit.
Des amis de Nuch nous retrouvaient pour le dîner, bizarrement ils nous ont trouvés assez fatigués.

Hier, j'ai continué un peu de mon côté (fer à repasser, tancarville) , et je suis maintenant très bien équipé... Je vais pouvoir commencer à réfléchir "déco"... Lol! Vous me connaissez.
Avec l'aide de Nuch, j'ai vraiment pu faire de grosses économies en choisissant les bons endroits pour le shopping. Je pense qu'au total l'installation ne m'a pas couté plus de 200€. Avec ça, en France, j'aurais eu les draps, une casserole et 2 torchons.


Autre fait notable, c'est la rapidité d'installation du téléphone, du cable et d'internet: la procédure a été lancée samedi, le téléphone était connecté dimanche les gars m'ont installé le décodeur lundi midi, livré le modem l'après-midi et la ligne haut débit sera active jeudi.Ah ils sont beau nos ingénieurs télécom français...
Remarque: j'ai pris l'abonnement TV uniquement parce que couplé avec internet, c'est moins cher que si je prenais juste l'ADSL (va comprendre Charles). A part quelques chaines en anglais sous-titré thai et TV5, j'ai environ 20 chaines Thaï. Je vais progresser!
En ce qui concerne TV5, pour ceux qui ne vont pas souvent à l'étranger, sachez que c'est une chaine en français qui propose un mix d'émissions françaises, belges, suisses et québecoises. J'ai par exemple le journal de la TSR (télévision suisse romande) vers 8h, puis vers 13h, en direct William Leymergie sur télématin (woohoo!), un peu de Nagui, de séries québecoise et les match de l'équipe de France de rugby.

Dernière chose: ceux qui suivent un peu mes digressions se rappellent que ce matin j'avais ma "teaching demonstration". Hé bien ça s'est visiblement très bien déroulé. Le courant est bien passé avec l'équipe pédagogique, ils avaient l'air content de me voir et ont dit beaucoup de choses qui laissaient penser que j'allais être retenu. ("Nous avons un "summer camp" la semaine prochaine avec l'équipe, prévoyez qu'il fasse chaud" ou "l'école est sur Sukhumvit Rd, ça tombe bien que vous soyez pas loin...", etc)
En fait, parmi la grosse vingtaine de candidats (pour 6 postes), j'étais le seul "blanc" et j'ai appris par Gil que le programme cherchait vraiment à recruter des professeurs "occidentaux". En fait, en attendant mon tour, j'ai discuté avec un candidat qui avait déjà entendu parler d'un français qui avait les faveurs de l'administration du programme et qu'en fait seuls 5 postes seraient vacants, vu qu'il serait presque déjà engagé.
Bref, plein d'ondes positives.
J'aurai la réponse demain.

Je croise les doigts très fort!Après tout, ça avait marché pour Alliocha... Félicitations pour ton nouveau boulot au fait!!!!

samedi 15 mars 2008

La minute Maïté

Je ne vais pas philosoper tous les jours... Alors aujourd'hui, Voilà une petite innovation de ma part, dont je suis assez fier.
Une quiche façon Thaï... façon moi en fait, mais elle a vraiment un petit goût de Bangkok.
C'est la version "sans pâte", mais la nouveauté réside plutôt dans la garniture.

La quiche Thaï:

Préparation: 15min Cuisson: 30min

Ingrédients:

- 3 oeufs
- 1/4 de litre de lait
- 10 cl de crème fraîche
- 2 grosses cuillères à soupe de farine
- 100 g de gruyère râpé
- 2 blancs de poulet
- 1 racine de gingembre frais
- une gousse d'ail
- 4 ou 5 feuilles de kaffir*
- 1 petit piment rouge
- 1 c.à.S de sauce de poisson **
- poivre

* le kaffir est aussi appelé combava (à la Réunion...à ne pas confondre avec "Cumbaya, oh mama Cumbaya", une chanson de je sais plus qui et que j'arrive pas à me retirer de la tête) ou ma-krut (en thaï). C'est un agrume, Citrus Hystrix dont le fruit est un petit citron vert tout ridé. On utilise le citron et les feuilles, qui sont très parfumées.
On trouve les feuilles congelées dans les supermarchés asiatiques (sous le nom de "lime leaves") et peut être chez les épiciers "exotiques" sous le nom combava - "Oh mama..."
Si vraiment vous n'arrivez pas à le trouver, remplacer par de la citronelle et un peu de zeste de citron vert.


** la sauce de poisson sert surtout à saler. La sauce thaï sent moins fort que le "Nuoc Nam" vietnamien, si vous êtes inquiêts, remplacez par du sel.

Préchauffer le four à 210°C (th. 7). J'adore dire ça, ça fait super pro.
Ceux qui n'ont pas de four peuvent s'arrêter là, c'est pas la peine, revenez la semaine prochaine pour la recette de la tartine.

Je continue pour les autres et ceux qui suivent encore.
Mélanger les oeufs, le lait, la crème et la farine.
Il n'y a pas d'ordre particulier. On peut faire oeuf-lait-farine-creme, ou lait-farine-creme-oeufs. creme-farine-oeuf-lait me parait un peu plus difficile. Si quelqu'un veut tester, il peut prendre des photos et nous envoyer ça.

Ca devient n'importe quoi ce blog.

Beurrer un plat à tarte de la taille d'environ une tarte, y verser la préparation sans en mettre partout.

Couper le poulet en petits dés. Pas vos doigts! (cet avertissement vaut aussi pour la préparation de gateaux au chocolat, ou toute autre recette en général. Je préfère prévenir, on n'est jamais trop prudent)

Eplucher environ 2,5 cm de racine de gingembre. Faites ce que vous voulez avec le reste. Quelques rondelles dans une infusion calment les maux de ventre. Pour les effets, hmmmm, "énergétiques" qu'on lui prête chez nous, sachez qu'ici ça les fait rigoler.

Epépiner le piment. Ce sont les graines qui sont les plus piquantes. Les frileux utiliseront seulement un tiers du piment, les idiots se frotteront les yeux après histoire de ressembler à des lapins myxomateux.

Hacher finement l'ail, le gingembre, le piment et les feuilles de cumbaya, oh mama cumbaya...
Oooohh!!! C'est pas fini ce truc?

Ajouter le gruyère rapé, le poulet, la sauce poisson et les épices à la préparation en essayant de les répartir uniformément. Allez-y, mettez les doigts, n'ayez pas peur.
Poivrer... comme vous voulez.

Moment technique:
Prenez le plat à deux mains, et dirigez vous vers le four en veillant à rester bien à l'horizontale.
Faites demi-tour parce que vous avez bêtement oublié d'ouvrir la porte, comme à chaque fois.
Ouvrez cette &@§# de porte! Hoouuu, c'est chaud!
Refaites le même trajet avec le plat (c'est plus dur, parce que maintenant vous êtes énervé)
Enfourner et laisser cuire 30 minutes. La durée est variable. C'est au feeling. Le plus important est de pas oublier de mettre un minuteur ou de regarer l'heure. Même si le carbone est bon pour la digestion, c'est pas vraiment intéressant au niveau gustatif.

Si tout a bien marché, et que je vous ai pas perdu en route avec mes petites digressions, sortez la quiche du four.
Attendez un peu avant de déguster.
Personnellement, je la trouve délicieuse froide après une nuit de repos au frigo.


Voilà. J'ai réussi à rendre cette recette complêtement inutilisable. De toute façon, comme la moitié d'entre vous ne savent pas utiliser leur imprimante, vous aller recopier la recette sur un bout de papier, profitez-en pour garder l'essentiel.

Un bonus pour la faim.

vendredi 14 mars 2008

De l'importance du point de vue

Hier, je suis tombé sur un article du Monde qui décrivait les conditions de travail des ouvriers sur les chantiers des J.O. à Pékin. C'était très bien écrit, du vrai Zola.
La majorité des lecteurs commentaient l'article par des remarques outragées et des appels au Boycott complet des JO, des produits made in china et des nouilles sautées. Beaucoup pleurent sur la disparition de quartiers "historiques" ("hutongs") qu'ils connaissent si bien parce qu'ils ont vu un reportage à la télé et qui regrettent que des rues de terre battue bordées de logements insalubres sans eau courante ni tout-à-l'égout soient remplacés par un habitat de béton... Certains rappellent alors qu'un certain Haussmann a fait quelque chose de ce genre il n'y a pas si longtemps, et que seuls des bobos extrémistes pourraient trouver intéressante l'idée d'un Paris comme au moyen-âge.

Mais c'est la réaction d'une lectrice prénommée "Delphine" qui a retenu mon attention. Je vous la livre ici:

D'une lectrice choquée par la description condescendante des travailleurs. On peut décrire les Français de la même manière également: "Les Français se nourrissent de pain et de viande de porc broyée et séchée dans un morceau d'intestin. Ils vivent entasses dans des immeubles vieux et sales, dans des appartements ridiculement petits ou les cuisines sont des placards et les salles de bain minuscules. Le soir, pour échapper a la misère de leur logis, ils se réunissent dans des taudis puant le vin. Apres plusieurs verres, ils sourient au visiteur sous leurs casquettes multicolores, estampillées Ricard ou Heineken et récupérées lors du dernier passage du tour de France. Leur manière de vous parler, c'est de vous mettre sous le nez en grognant un ballon sale de vin rouge, au comptoir, sous le téléviseur crachotant diffusant les résultats d'une loterie permanente, le rapido. En même temps il leur arrive d'exprimer une certaine fierté quand leur équipe de foot a gagne la veille." Delphine

L'image que nous avons du monde passe souvent par les yeux et la parole de "rapporteurs". Moi par exemple.
Je suis quelqu'un de positif et j'aime regarder le monde avec un oeil optimiste, que d'aucuns qualifieront parfois de naïf.
Ce que je décris de la Thaïlande fait envie à beaucoup. Et je ne mens pas, c'est comme cela que je vois les choses ici. Mais un autre pourrait vous montrer un angle tout à fait différent, comme Delphine l'a fait pour la France.

C'est trop facile de résumer la complexité de ce monde à quelques phrases et quelques idées préconçues. C'est ce que j'espère montrer avec ce blog: que le plus grand trésor des voyages est d'ouvrir l'esprit à l'immensité des possibilités et des vérités de ce monde, quitte à le rendre plus difficile à comprendre.
Non, la Chine n'est pas juste un pays affreux où les ouvriers sont sous payés, où les gens mangent du chien et où les dirigeants musellent l'opposition.
Non, la Thaïlande n'est pas juste un pays chaud et humide, rongé par la prostitution et dont les habitants en sont réduits à manger des insectes.
... pas plus que la France ne serait juste le pays constamment paralysé par les grèves, dont les habitants mangent des grenouilles et masquent leur absence d'hygiène par des effluves de parfum de luxe.

N'oubliez jamais que ce que j'écris ici n'est pas vrai dans l'absolu, mais seulement ce que j'apprends, comprends et ressent au moment où je le rédige.

jeudi 13 mars 2008

Chaud Chaud!!!

Hier, ma "bonne idée du jour" ça a été de décider de me faire une petite marche de 20 minutes pour pas avoir à prendre le Skytrain... un peu présomptueux lorsqu'on est en jean et chemise et qu'il fait à peu près 34°C... sans compter l'humidité.
Parce qu'au delà de la température, c'est l'humidité qui donne cette sensation de chaleur. D'ailleurs, sur le blog, à droite, j'ai ajouté une petite fenêtre météo. Elle indique la température réelle et le "RealFeel", qui est une sorte de calcul de la température "ressentie" en fonction de l'humidité et du vent: beaucoup de vent et la température ressentie diminue, de l'humidité et elle remonte.
Là, il est 10h et il fait 28°C, ressenti 36°C. Pas de vent et il fait moite comme à Jardiland.

Les semaines "chaudes" arrivent. De mi-mars à mi-mai, c'est la période la plus chaude ici. Ensuite vient ce qu'ils appellent la saison des pluies jusqu'à Novembre puis la saison sèche.
Mais ce qu'ils appellent "saisons" ici est plutôt une "tendance" pour nous. Difficile de voir la différence à priori.
La saison des pluies n'est pas une mousson comme dans d'autres pays d'asie. Plus de 3 jours sans soleil, même à cette période, semble assez exceptionnel. De même qu'il peut y avoir des journées non caniculaires en Avril ou des orages en Décembre.
On est très (très) loin de l'amplitude de nos saisons.

Ceci dit je me suis déjà vraiment bien habitué. Ma petite marche d'hier n'a pas été insupportable et, à l'heure où je vous écrit, il fait 23°C dans le salon (j'ai réussi à "hacker" la connexion internet d'un voisin) et je trouve ça agréable.

Dernière news: je suis sur le point de signer le contrat de location pour mon chez moi. Je devrais emménager dimanche.
Si vous voulez voir, c'est ici

mercredi 12 mars 2008

Un Elephant...

Les éléphants sont des animaux extraordinaires, dotés de sens dont nous ne soupçonnons même pas la portée. Ils ont détecté avant tout le monde l'arrivée du Tsunami, et, probablement de la même façon, ils détectent mon appareil photo.
Sinon comment expliquer que je ne les croise dans Bangkok que lors des 10% du temps où je n'ai pas pris mon appareil photo avec moi? Troublant, n'est-ce pas?
Le téléphone portable, ça marche, mais c'est pas génial comme vous pouvez le voir. Promis, j'arriverai à en faire une meilleure.

En théorie, l'utilisation des éléphants comme moyen de transport est désormais interdit dans Bangkok. Déjà pour les protéger, et aussi parce qu'il leur faut une sacré place pour se garer.
Ceci dit, il est toujours beaucoup utilisé dans les campagnes pour déplacer de lourdes charges (troncs d'arbres, frigos, touristes américains) et on croise quand même assez souvent des jeunes dans les petites rues ("Soi") de Bangkok.

L'éléphant est un des symboles de la Thaïlande. On le trouve un peu partout, que ce soit sur des tissus traditionnels ou sur la bouteille d'une des plus célèbres bières de Thaïlande: La Chang Beer. Chang (ช้าง) signifie donc "elephant".
Les rares éléphants albinos, appelés "Elephants Blancs" bien qu'ils sont plutôt de teinte rose, sont réservés au roi. Lorsqu'un tel animal est trouvé, une cérémonie a lieu pour présenter l'éléphant au Roi: en "avoir" beaucoup augmente le prestige, la Birmanie et le Cambodge ayant des traditions assez similaires. Cependant, l'animal est laissé en liberté après la cérémonie. Seul le "compte" est important, pas la peine de les mettre dans un enclos.

Je les aime bien ces bêtes, elles sont calmes, et en même temps assez futées voire roublardes (photo d'archive)

dimanche 9 mars 2008

Le dimanche à...Chai Nat, c'est le jour de mariage

Deuxième post du jour (si vous avez loupé l'autre, allez voir plus bas d'abord).
Nuch et moi allons donc ce week-end à Chai Nat, province "provinciale" de la plaine du centre de la Thaïlande, pour assister au Mariage de Muk et Jen.
Muk est une collègue de Nuch, et c'est avec d'autres collègues que nous nous retrouvons à l'aube pour prendre le van qui nous emmènera sur les lieux. (A l'aube = 7 heures du matin... pour ceux qui suivent, on s'est couchés pas longtemps avant, je suis donc en mode "ours gentil mais un peu grognon"). Nous faisons alors route vers le nord de Bangkok, et après plus de 200km d'autoroute longeant des rizères hérisées d'occasionels cocotiers, nous arrivons enfin à Chai Nat en fin de matinée.
Comme le laborieux plagiat de titre l'indique, le mariage n'a pourtant pas lieu samedi, mais bien dimanche. "Pourquoi donc s'être levés si tôt si les festivités n'ont lieu que le lendemain?".
Figurez-vous que l'ours ronchon se pose la même question.
Mais il est juste ronchon et de mauvaise foi, ne l'écoutons pas, car rapidement, le petit groupe prend la direction du monastère de Wat Thaa Sung, et son penchant pour le tourisme et la nouveauté reprend enfin le dessus (aidé par un petit café bien serré). Visiter d'important sites bouddhistes en compagnie de Thaïs donne une toute autre dimension à l'évenement.
Comme vous le verrez sur les photos, les sites sont magnifiques. Les temples de Thaïlande sont particulièrement colorés, voire clinquants. Les colonnes, toits et autres ornements sont presques tous recouverts de mosaique de miroirs dorés (et parfois argentés, comme dans le cas de Wat Phanon Jak Siri, lieu de notre deuxième visite).

Nuch s'est efforcé de répondre avec beaucoup de gentillesse à mes nombreuses questions. Mais, comme la plupart des Thaï, elle ne pratique qu'à "l'occasion", et il lui est difficile de me résumer en si peu de temps la teneur du Bouddhisme, tant cette religion est complexe car résultant d'un patchwork de mythologie Hindou, de philosophie de Bouddha et de traditions locales de tous les coins de l'asie.
Les images, métaphores et références à d'anciens mythes se comptent par milliers dans les temples, et il faut souvent difficile à Nuch de m'expliquer le fond. La forme étant en général que tel ou tel rituel vous portera bonheur, protection ou chance.
Ainsi, nous avons brûlé de l'encens, fait sonner des cloches ou encore déposé des feuilles d'or sur une statue.
J'ai envie d'en apprendre plus sur cette culture. J'irai faire un tour à la librairie pour voir si je peux trouver un ouvrage de "vulgarisation" qui m'aiderait. Ce que j'ai retenu, c'est que le Bouddhisme est globalement une religion ouverte. Certains la qualifieront de "fourre-tout", mais la culture de l'ouverture d'esprit et de la tolérance qu'elle apporte se ressent fortement en Thaïlande, et en fait l'un des attraits principaux de ce pays.
Peu importe que je sois catholique ou agnostique... J'ai autant le droit qu'un autre d'entrer dans un temple et sonner une cloche ou montrer mon respect à un moine en le saluant les mains jointes, et ce ne sont que de petites bonnes actions supplémentaire à mon crédit: un pas de plus vers une vie meilleure.

Nous terminons la visite par le temple de Wat Phii Kun Thong (Wat veux dire "temple" ou "monastère", c'est en faite la même chose ici), puis nous retrouvons les futurs mariés chez leurs parents où on nous offre un dîner et un peu de détente. Connaissant le programme du lendemain, nous allons nous coucher tôt, très tôt.


En effet, le lendemain, la cérémonie commence à 7h09 (neuf porte bonheur), du matin... je précise. Nous avons prévu d'aider un peu aux préparatifs, donc réveil réglé à 5h.
De nouveau, "ours grognon" s'interroge...
C'est encore une fois le bon sens qui vient à la rescousse. Les maisons hors des villes sont particulièrement aérées. En fait, toutes les parties communes (salon, cuisine,...) sont complêtement ouvertes sur l'extérieur. Un toit mais pas de murs. Seuls chambres et salles de bain sont fermées et (parfois) climatisées.
Et c'est tôt le matin, vers 6h, que la température est la plus clémente... et les mariages se font intégralement à la maison. Pas de passage à la mairie ou au temple.
"Bon sang mais c'est bien sûr!"

Le mariage en lui-même est effectué en présence des deux couples de parents (et de toutes les grand mères). Il est matérialisé par l'échange de bijoux en or, dont une alliance. Muk et Jen portent les habits traditionnels du mariage Thaï, que je trouve particulièrement élégants.


Ensuite, 9 moines (encore neuf) rejoignent les mariés afin de prier avec eux et de bénir l'union. Ils seront remerciés par un bon repas, d'abord servi symboliquement par les mariés, puis par les convives qui le désirent (c'est encore une bonne action "bonus"). Puis, liés par une cordelette nouée entre leurs deux couronnes de fleurs, les mariés reçoivent les voeux des invités, qui leur souhaitent tout le bonheur possible en leur versant un peu d'eau sur leurs main jointes.

De façon assez surprenante, les mariés s'éclipsent alors pour enfiler des tenues de mariage "occidentales". Je pense que c'est le fait de l'occidentalisation des grandes villes d'asie où beaucoup se marient en costume trois pièce et robe blanche. Les traditions qui suivent sont heureusement bien locales: les proches du mariés forment une procession chantante et dansante qui amène le marié autour du quartier puis vers la maison où l'attend sa femme. Là, des proches de la mariée forment une sucession de "barrières" avec leurs colliers et autres bijouteries en or (très portés ici, notamment pour les grandes occasions). Ils appellent ça "les portes d'or". Le marié et ses parents rentrent alors en discussion avec chacun des "gardiens" qui négocient leur passage contre argent sonnat et trébuchant (hé oui). La chose se fait sur le ton de la plaisanterie et les sommes sont symboliques. Seule la tante a réussi à négocier 1000 bahts, mais elle leur offrait la voiture.

Enfin le marié peut retrouver sa belle, et s'éclipser dicrètement avec elle pour se reposer le temps que les invités festoient. Il est alors 10h du matin, et mon estomac sait plus où il est. Enfin, les mariés nous rejoignent et offrent à chacun un petit souvenir (une petite boite à bijoux dans ce cas) et profitent un peu de la présence de tout ce monde.

C'est maintenant le moment de rentrer en ville, pour ma part la tête pleine de souvenirs dorés et chatoyants.

Pool Party (première édition)

A peine remis (voire pas du tout) de la soirée de jeudi, on remet le couvert vendredi. Enfin! Le jour tant attendu de la "pool party" que j'organise avec San est arrivé. Comme je bosse pas des masses, je me suis chargé d'une bonne partie de la logistique. Nuch m'a bien aidé aussi, mais c'est parce qu'elle est jamais fatiguée.
Les préparatifs sont restreints cependant: quelques quiches (dont une innovation, la quiche goût "thai", risquée mais carrément réussie. La recette viendra plus tard), une salade de pâtes, de la musique, et une piscine.

Même malgré quelques faux-bonds de dernière minute, il y avait du monde ce soir. Tous venus chargés de bouteilles et avec le sourire. Les bons ingrédients en résumé. Et la mayonnaise a pris. Les gens venaient pourtant de "groupes" différents et beaucoup ne connaissaient qu'une petite portion des convives... Beaucoup de pays étaient représentés d'ailleurs. Essayons de les citer (dans l'ordre du désordre de ma mémoire, n'y voyez aucun traitement de faveur): Thaïlande (bien sûr), Philippines, Hong-Kong (on dit Chine aussi, mais ça dépend du point de vue), Québec, USA, Allemagne, Singapour, France, Angleterre (toujours après, hahaha!) et Corée...

Difficile de décrire une bonne soirée autrement qu'en disant que c'était vraiment super. Le regret c'est que Stéphane, le célèbre organisateur des Pool Party de Shanghaï n'ait pu être ici. D'accord, on joue pas dans la même cour, mais c'était une première.
Quelques moments mémorables, notamment une flute de Veuve Cliquot dans la piscine (spéciale dédicace Seb)... vous savez quoi m'amener si vous me rendez visite ici.

Ensuite, vers minuit, afin de ne pas trop froisser voisins et propriétaire, nous avons vite fait replié enceintes, bibine et maillots de bains et avons tout simplement traversé la rue pour aller à "Anna Gardens". Un petit club très sympa. Ce soir là le DJ était japonais et particulièrement bon (pour ceux qui connaissent: amateur de "french touch" à l'ancienne et de "house" de qualité).
J'essaye d'importer la Tektonik. A défaut de prendre, ça fait marrer tout le monde. Surtout vu comme je maitrise le sujet...

Bref, c'est ici que nous avons terminé cette très belle soirée, à peine fatigués...

Tant mieux, parce qu'il ne nous reste que quatre heures de sommeil avant de partir vers la province de Chainat pour le mariage de Muk et Jen.

Les photos, c'est ici

vendredi 7 mars 2008

Les tribulations d'un Chinois.. en Thaïlande

Mardi dernier, j'ai reçu un message qui m'a fait bien plaisir.
Stéphane et Alex sont de passage en Thaïlande, pour assister dimanche prochain à un mariage à Ko Samui (une ile dans le sud).
Stéphane, comme son homonyme et très bon ami Stéphane, vit en Chine. A Shanghaï plus précisément. On ne s'était pas vu depuis pas mal d'annnées, et il n'était malheureusement pas là lors de mon voyage en chine il y a 3 ans. J'avais alors logé chez Alex.
Il est l'organisateur des fameuses "Riviera pool party", et a fait de l'évenementiel son métier, par la force des choses.

Il n'était sur Bangkok que jeudi soir, mais à peine débarqué de l'avion, nous nous sommes retrouvés avec Nuch, Stéphane et Alex pour le dîner.
Tant qu'à faire, nous sommes d'abord allé au "Face", un très (très) bon restaurant Thaï, qui a la bonne idée d'être à deux pas d'ici.

Après un repas fameux, direction "The Dome". Un bar que j'adore, principalement pour le cadre exceptionnel qu'il offre. Stéphane et Alex le connaissent et l'aiment autant. Comme il se trouve pas loin du bureau de ma colloc et ça nous a permis de la décider à enfin arrêter de jouer avec ses fichiers Excel pour nous rejoindre.
Pour couronner le tout, il ne faisait pas trop chaud (le bar est en extérieur) et le lieu n'était pas trop bondé.



Ensuite, à 6 dans une Yaris, nous avons pris la direction du bar où Jamie travaillait ce soir. Jamie est chanteur... et Anglais. Mais c'est pas grave, il est très sympa. Il habite en Thaïlande depuis plus de 5 ans, parle très bien Thaï et chante aussi bien. Il a eu la gentillesse de me dire que je comprends déjà etonamment bien le thai pour quelqu'un arrivé il y a si peu de temps. Ce sont des choses agréables a entendre.
Nous avons donc retrouvé retrouvé Carl, Gipsy et Tik, pour terminer la soirée dans une ambiance, certes bien moins classieuse (il chante aussi bien dans des petits bars un peu crasseux comme ce soir là que dans des clubs très "trendy"), mais très festive.
Je pense qu'Alex et Stéphane ont profité de leur bref passage à Bangkok. Je leur souhaite de profiter au moins autant de leur week-end à Samui, et j'espère bien les revoirs bientôt... Peut-être à Shanghaï d'ailleurs.

jeudi 6 mars 2008

Ca avance...

Plein de nouveautés aujourd'hui...
D'abord, petite soeur qui a (enfin?) pris les billets pour me rendre visite en Avril avec Julien et Christelle.
Ca va être TRES sympa.

Ensuite, je passe à l'étape suivante pour mon job d'instit bilingue. Suite à mon premier entretien je vais faire une "teaching demo" dans 15 jours. C'est bon signe car pour organiser ça, ils font une sorte de jury avec des responsables du programme et des profs.
J'ai deux semaines pour préparer une démo de 10 minutes... Ceux qui me connaissent un peu savent que ça ne devrait pas poser trop de problèmes. J'aime ça en fait.

Enfin, hier, j'ai visité de nouveaux appartements, après avoir raffiné un peu les critères en fonction de ce que j'avais vu. J'ai peut-être trouvé mon futur chez moi. Il y a un appartement qui me plait bien, et surtout qui est idéalement situé (à 2 pas d'une station de SkyTrain, ce qui rend tout déplacement beaucoup plus rapide et moins cher). L'agence essaye de négocier un prix, et si c'est bon, j'emménage quasi illico.
J'ai malheureusement pas de photos à vous montrer... J'en prendrai plus tard.

Après ces visites, j'ai retrouvé Nuch car nous avions prévu de voir Carl une dernière fois avant son retour chez les Rosbifs. Après leur coup de fil nous indiquant où les retrouver, on a longtemps hésité à y aller. A priori, ça paraissait assez loin.
Ici, quand on dit "C'est à Bangkok", ça englobe une zone grande comme la petite couronne (si ce n'est plus). Donc méfiance. Finalement, on se décide, on ne vit qu'une fois, et pour qu'il soient allés si loin, c'est que le resto vaut le détour comme dirait Bibendum.
Après 30 minutes de taxi dont la moitié en bouchons, on commence à déchanter... Et le conducteur à pas trop l'air de savoir exactement où c'est. Et je tourne, et je prends une voie express dans un sens, et dans l'autre. Finalement, après environ 1h et 25km (soit l'énorme somme de 3€) on s'arrête devant une sorte de halle. C'est le restaurant... Tables et assiettes en plastique. Sympa. C'est pas un problème pour moi, lbeaucoup de très bons restaurants Thai sont les petites cahutes qui ressemblent à rien. Mais faire tant de chemin un soir de semaine pour ça...
Heureusement, il y avait une bonne raison. C'était un restaurant de "Barbecue Thaï". Pas très courant en fait, et en l'occurence très bon (voir ma tête sur la photo). En fait, c'est ce qu'on appellerait chez nous une "pierrade".
Carl est donc pardonné. Et le retour c'est fait en 15minutes... C'est forcément plus facile sans les bouchons et les 8km de détour inutile.

Oh, dernière petite anecdote amusante.
Par un hasard assez intéressant, je n'avais jamais pris le SkyTrain (BTS) aux environs de 18h lors de mes deux premières visites.
Or c'est un moment assez intéressant, car une version courte (20 à 30 secondes) de l'hymne national est alors diffusé dans toutes les stations. Et ici, quand on diffuse l'hymne, on se met debout et on s'arrête de bouger.
C'est toujours très rigolo de voir les touristes un peu perdus mettre quelques secondes pour réaliser que plus personne ne bouge sauf eux: L'hymne n'est pas vraiment diffusé très fort et il n'est pas non plus très martial (les paroles sont du genre "nos belles montagnes et magnifiques fleurs..."). La plupart regardent tout ça avec l'expression des piégés de la "Caméra Cachée".
Huh? Elle est où la caméra???

lundi 3 mars 2008

Changement de look

Les plus assidus l'auront remarqué, le site a subi un (petit) lifting.

J'espère que les modifications ne vous perturberont pas trop. Il y a deux trois nouveautés sympa: les "Google News" relatives à la Thaïlande et un diaporama automatique de mes photos de flickr... et d'autres à venir.

Bises à tous

Onomatopées

Aujourd'hui, du vroum-vroum, du glou-glou, du coupe-coupe et du "masse-masse" (pas trouvé d'onomatopées en l'occurence).

Le vroum-vroum, c'est du karting. Pas très loin de chez San, il y a une piste "indoor". Pour ceux qui s'y connaissent un peu, il y a la possibilité de louer (pour le même prix d'ailleurs) des 4-temps et des 2-temps. Les 4-temps, ça se traine un peu... mais comme on était avec des filles, c'est ce qu'on a loué (hahaha! j'entends déjà les cris outragés).
Bref. En fin d'après midi, après avoir réglé les quelques 250 Bahts (environ 5€) pour le tour de manège, on a le droit (et le plaisir) d'enfiler d'élégantes fraises de protection puis de faire vrombir les moteurs.
J'étais au taquet. Pas moyen d'avoir l'air aussi mauvais qu'au bowling. Le bowling, on s'en fiche, c'est un sport pour américains nourris aux chips. Mais le pilotage, c'est une question d'honneur masculin. Non? (par contre, Renaud, il faudra pas venir en jupe si tu veux participer. Arf Arf!)
Ouf, l'honneur est sauf. J'étais plus rapide que les collègues. J'ai même eu la surprise de voir que j'ai fait le deuxième meilleur temps du mois (!!!).
Ah...
Attendez...
Samedi, on était le... 1er mars.
Je vois..
Le deuxième meilleur temps entre 9h et 16h... Ca impressionne moins. J'aurais mieux fait de me taire.

Le soir, on s'est retrouvés chez San pour boire un verre. D'où le "glou-glou". Carl et Jaimie ont ramené deux bouteilles de SangSom. C'est le fameux "whisky thaï" dont j'ai parlé dans un précédent post.
C'est effectivement brun. Mais à y regarder de plus près, il est écrit "Rum" sur la bouteille. J'en déduis qu'il y a une histoire de canne à sucre dans la fabrication. Mais difficile de savoir plus. "Je sais pas, mate... Moi je le bois, je le distille pas..." m'a-t-on répondu.
Quant au goût, c'est d'abord les vapeurs d'alcool quasi pharmaceutique qui viennent, puis, un petit gout légèrement sucré et boisé, qui peut faire de très loin penser au Whisky (mais alors, de très loin... vas-y, recule, recule... encore... Voilàààà, tu y es!)
L'avantage, m'ont-ils dit, c'est que ça donne pas mal à la tête.
Intéressant.
Voyons voir...
C'est sûr, avec pas mal de glace et du soda, ça passe bien. Assez rafraîchissant.
Au réveil? Hé bien je n'ai pas non plus testé dans des conditions de cuite. Je ne peux donc pas affirmer définitivement que ça file pas la buche au crane, mais j'étais quand même un peu limlamloum pompette au coucher, et je n'avais même pas l'espèce de sensation pâteuse dans la bouche le lendemain.
Je me propose donc, pour le bien commun et l'amour de la connaissance, de continuer l'expérience de façon plus approfondie, avec un nombre d'essais statistiquement représentatifs (Seb, il en faut combien pour que je sois à 6 sigma?)

Dimanche, avec Nuch nous avons fait 2 activités que beaucoup de touristes expériencent à Bangkok.
D'abord, un petit tour chez le tailleur ("coupe-coupe")
J'avais envie de me faire faire des chemises, et ici, une sur mesure avec un beau tissu, ça coute 20€ la pièce. On peut tout choisir, plis, taille ajustée ou non, col haut, pointu, etc... Tout à l'heure, j'y retourne pour le premier essayage. Si c'est bon, ils lanceront la fabrication des 5 chemises que j'ai commandées.
Ils font aussi les costumes sur mesure, en général en imitant des modèles de grande marque (compter 200€ pour 2 costumes, 2 chemises, 2 pantalons supplémentaires et 2 cravattes assorties).
Enfin, nous avons recherché un tailleur qui puisse reproduire une robe que Cécile aime beaucoup mais qui coute une petite fortune à Paris. C'est un peu plus complexe que pour les costumes et chemises, car moins "standard". Après avoir intérrogé beaucoup de tailleur, on en a trouvé un qui nous a paru très sérieux, amoureux de son métier et en plus, c'était le moins cher. La robe sur mesure devrait couter environ 60% de moins que son équivalent français en prêt à porter... J'en connais une qui va être contente!
Voire plus qu'une, puisque Nuch et San pensent se faire faire la même (éventuellement d'une autre couleur...)

Ensuite, après toutes ses émotions, rien de mieux qu'un petit massage. Cette fois-ci, on s'est contenté d'un massage des pieds (même si, à la fin du massage, le dos et la nuque ont le droit à une petite minute de détente).
Une heure d'un tel massage coute environ 5€.
La Thaïlande est connue pour ses massages... mais l'idée que beaucoup s'en font chez nous est assez réductrice. Voilà donc le moment pour un petit apparté:

Apparté: Le Massage en Thailande
Le massage est une activité traditionnelle dans presque tous les pays d'asie. Les techiques diffèrent et sont souvent liées aux nombreuses croyances et philosophies locales. En Thaïlande, en l'occurence, le massage est enseigné dans des temples bouddhistes. Le plus connu est celui de Wat Pho, à Bangkok. On l'appelle "Nuat PHaen Boran" (nuat=massage, phaet=façon, boran=ancienne). En Thailande, le massage est depuis toujours pratiqué en famille, souvent par les enfants pour les parents. Ainsi, une majorité des Thaï est capable de masser suffisament bien pour vous détendre et même soulalger quelques douleurs musculaires.
En revanche, le vrai massage thai traditionnel nécessite pas mal d'années d'expérience... Et pas mal de force. Il est bien plus "rugueux" que le massage Shiatsu (chinois). Il se rapproche en fait fortement des mouvement de kiné. Et crac ici, et que je te tord là, et que je te monte sur le dos avec les genoux...
Ouch!!! Un massage traditionnel est en fait assez douloureux "pendant", mais il soulage bien mieux "après" et ses effets relaxants durent bien plus longtemps.
Ensuite, on peut demander à ce que ce soit un massage "à l'huile", qui est plus doux et s'occupe moins des articulations. Ce massage (du corps ou des pieds) est effectué evec de l'huile mélangée à un peu de baume du tigre, qui donne au tout une odeur relaxante et rafraîchit énormément. C'est un des vrais plaisir de ce pays. Les masseuses sont souriantes et l'athmosphère des salons très joviale. Se faire chouchouter avec le sourire est si rare chez nous.

Bien entendu, quand j'ai parlé de Massage en Thaïlande, j'en ai entendu glousser. Alors oui. Il existe des salons cantonnés dans quelques quartiers dit "chauds" qui offrent la possibilité d'un massage avec "happy end". Mais ce type de prestation n'est apparu qu'avec l'arrivée des hordes de touristes. Ce n'est PAS quelque chose "typiquement" thaï. Et non, je n'ai pas testé.
La prostitution est répandue en Thaïlande, mais pas forcément beaucoup plus que chez nous. La prostitution enfantine quant à elle est, heureusement, en forte décroissance et les pédophiles ardamment traqués.
L'image que nous avons du massage Thaï est déformée par le fait qu'elle est véhiculée par des touristes occasionnels et autres occidentaux en voyage d'affaire. N'oublions pas que pour beaucoup d'étrangers, une bonne partie de l'image qu'ils se font de Paris c'est les spectacles topless du Lido et du Crazy Horse, le bois de Boulogne et la place Pigalle. Réducteur, n'est-ce pas? Hé bien c'est pareil ici.

Enfin, nous sommes retournés au "salon du tourisme". Après avoir étudié les brochures, nous avons retenu un package "all-inclusive" pour 3 jours 3 nuits dans le Sud de la Thaïlande, à Krabi, à la fin du mois. Au menu, hotel un peu chic (réduc oblige), plage et excursions vers les îles alentours, dont la fameuse Koh Phi Phi. Prononcez pipi et rigolez tant que vous voulez... tout du moins jusqu'à avoir vu les photos: elle fait partie des plus belles îles de Thailande et le post à mon retour risque d'en énerver plus d'un. Mwahahaha (rire mesquin).
Si vous pouvez pas attendre, tapez juste "Koh Phi Phi" sur google. Vous comprendrez.