vendredi 29 février 2008

Sepak Takraw

Aujourd'hui, nouveau post thématique. Cette fois-ci, je vais vous parler de sport.
Les deux sports nationaux ici sont le Sepak Takraw et le Muay Thai.
Je n'ai pas encore eu l'occasion d'aller voir un combat de Muay Thai (puisqu'il s'agit de ce qu'on appelle chez nous la "boxe" thaï). Je ne suis pas non plus forcément un adepte du bourre-pif et kick balayette, donc je n'en fait pas vraiment un priorité. Cependant, l'importance donnée ici à ce sport est considérable, et je tâcherai d'aller voir au moins une fois ce que ça donne.

Le Sepak Takraw, donc, est parfois appelé chez nous le "foot-volley". Comme son nom l'indique, il s'agit d'un mélange de football et de volley. Le terrain et le déroulement d'une partie sont quasi similaire au volley (match en 21 points, un filet au milieu, 3 touches de balle). La grosse différence est que, justement, on peut utiliser tout SAUF les mains et les bras.
Ce sport est très ancien. Il fut importé par les marchands chinois, puis devint très populaire en malaisie vers le XVème siècle (sous le nom de Sepak en Malais... et Takraw en Thaï).
On trouve des peintures au temple Wat Phra Keaw (à bangkok) du dieu Hindou "Hanuman" en train d'y jouer avec des singes.
Aux environs de 1830, les règles furent formalisées et amenèrent l'utilisation d'un filet. Dans les années 40, le sport commença à se populariser dans toutes l'asie et donne lieu depuis à une compétition annuelle: le "King's Cup World Championship" qui se joue tous les ans.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est plutôt impressionnant. Les auteurs du film "Shaolin Soccer" ne sont pas allés chercher très loin... Et bizarrement, ça paraît être un sport plutôt taillé pour les asiatiques. Il nécessite de la vitesse, de l'équilibre et de la légèreté... C'est sûr, c'est pas du football américain.

La plupart des parcs de Bangkok possèdent un ou deux terrains de Sepak Takraw. Les Thaï y jouent entre amis en soirée ou le week-end. Ils pratiquent souvent une version un peu moins acrobatique et qui nécessite un peu moins de placec et de matériel. Dans ce cas, pas de filet ni d'équipe. Chacun son tour tape dans la balle et essaye de la faire passer dans un cerceau placé verticalement à environ 3-4m de hauteur.

Mais plutôt que des mots: une video

Apparté

Merci à tous pour les nombreux encouragements et remarques positives vis-à-vis du blog. Je suis content de savoir que beaucoup ont plaisir à me suivre dans mon aventure Thaïlandaise.
Ceci dit, de mon côté, j'ai un peu du mal à savoir ce qu'il se passe du coté de la France.
Certes, quelques assidus me donnent pas mal de nouvelles, mais ils ne sont pas très très nombreux il faut avouer.
Koi kiss passe chez nous-aut'???
Je suis sûr que vous sortez, que vous voyez des amis, des films. Que vous prenez des vacances... et même des photos!!!

Bref... Dites moi un peu ce qu'il se passe. Quitte à me parler de l'actualité, les potins et tout.

Voilà. C'était un post "appel".

Je voulais pousser un cri.

Aaaaaaaaaaaaaaaaaah!

C'est fait ;-)

jeudi 28 février 2008

Le plus beau métier du monde?

Alors que certains vénérables (je n'ai pas dit ancètres) membres du corps enseignant prennent leur retraite, il semblerait que le destin me pousse à prendre, ne serait-ce que temporairement et dans la mesure de mes moyens, la relève.
Les nombreuses pistes d'emploi que j'ai pu dénicher ont pour le moment fait long feu. La seule ui reste pour le moment assez solide, est celle d'instituteur pour un programme d'enseignement bilingue en primaire.
Le premier entretien s'est bien passé, puisque au bout de 3 minutes de questions, Khun Yim a commencé à me donner des recommendations sur ma pédagogie, et à me conseiller sur la relation avec les élèves et l'assistant thaï avec qui je travaillerai. Pour Gil et Lea (deux amis, qui m'ont justement parrainé pour occuper le même poste qu'eux) ça veut dire qu'elle est convaincue. Je suis supposé l'appeler demain pour voir si je passe à l'étape suivante: une démo de ma pédagogie devant un petit panel d'anciens, qui décideront de ma capacité ou non à enseigner.
Du coup, pour assurer, Gil et Lea m'ont retrouvé lundi avec quelques autres amis dans un restaurant à côté du Marriott pour une "répétition". Ils ont même apporté le matériel. Des jolis cartons colorés avec en belles lettres: le nom de la couleur. Le thème de la leçon: "les couleurs" en anglais.
Ils ont pris un malin plaisir à jouer les élèves turbulents, ou effacés, ou l'énervant premier de la classe qui sait tout. C'est le serveur qui a paru le plus étonné. Visiblement, même en improvisant, je m'en suis bien sorti. Maintenant, il faut voir si je convainc le "panel" puis... si je fais vraiment l'affaire face à une classe de bambins. (heureusement, le programme consiste à intervenir 4h par classe, avec l'aide de l'assistant thaï).

Mardi soir, on est sortis en boite. Déjà parce que un week-end sans sortie, c'est frustrant, et puis aussi parce que Jip, la copine de Carl (avec qui on a fait du bowling l'autre fois, pour ceux qui suivent) fêtait son anniversaire.
C'était très sympa. Il y avait pas mal de monde, de plus en plus de personnes que je connais, désormais.

Et les avantages des la vie nocture de bangkok sont nombreux. Je les cite en vrac:

  • L'entrée est rarement payante et sinon, assez raisonnable. Cela permet notamment de changer d'endroit une a deux fois par soirée (a pied ou en taxi, c'est jamais loin). Trouver d'autres gens, d'autres ambiances.
  • Une fois à l'intérieur, un verre d'eau n'est pas au même prix qu'un whisky-coca qui lui-même ne coute pas non plus l'équivalent de la bouteille de whisky si on l'achetait à Auchan.
  • Les locaux sont toujours au moins propres, et la plupart du temps très bien décorés. Il y a même une énorme concentration d'endroits très classe, avec souvent des vues panoramiques éblouissantes et un monsieur qui vous tend une serviette parfumée à la sortie des cabinets.
  • La population est joyeuse, propre sur elle, agée de plus de 14 ans (papiers vérifiés à l'entrée) et par conséquent ne danse pas la tektonik (bien que j'essaye d'importer le truc, juste pour rire)
  • La plupart des clubs (et restaurants d'ailleurs) sont non-fumeurs PAR CHOIX! Et il n'y a pas plus de monde dans les endroits fumeurs... voire moins. Il y a toujours moyen d'aller fumer dehors, même si c'est pas aussi agréable qu'on peut croire. Après 30 minutes de Justin Timberlake sur les podiums dans un air délicieusement conditionné, la douceur des nuits de Bangkok ressemble plutôt à un sauna finlandais.
  • Il est possible de trouver tous les styles musicaux, et en général de bonne facture. Seul manquent les années 80 et les formidables "Conemara" et autres "Partenaire Particulier"... Noooooon... Je déconne!!!! CA MANQUE PAS!!!!!!
  • Enfin, il n'est pas nécessaire d'attendre 1h du matin pour que la soirée décolle. A 22h un mardi soir, les platines sont déjà chaudes et les soirées se terminent souvent vers 2 ou 3h... "La Qualité, Renaud, pas la Quantité"
San, Nuch et moi même travaillant tôt le lendemain (j'avais un cours de Thaï à 9h) nous sommes rentrés avant les 12 coups de minuit, sans même laisser de pantoufle sur place.

Hier soir, nous avons retrouvé Kazu, un "ami d'ami" (japonais) qui est en vacances en Thaïlande cette semaine. Nous l'avons emmené dans Chinatown, histoire de se faire un "nouveau" petit plaisir culinaire avec du crabe au poivre rouge dans un petit restaurant qu'on connait.
Chinatown fidèle à elle même. Des "chariottes" dans tous les coins, ici équipée d'un barbecue, là remplie de Durians...
Le Durian.
Formidable fruit que j'ai rencontré pour la première fois à Singapour. Reconnaissable de très loin à l'odeur suave -rappelant parfois une poubelle oubliée depuis trop longtemps- qu'il dégage. Avec l'habitude, j'avais même réussi à en manger, en cas d'énorme fringale. Le gout sans être exceptionnel étant bien différent de l'odeur. Ceci dit, beaucoup d'amis asiatiques considèrent que c'est rare de voir un européen capable d'en manger.
Durian: 0 - Jean-Yves: 1

Bon, Kazu ne connaissait pas le durian. Il fallait lui faire essayer...Oui, je sais, c'est mesquin.
Mais là, énorme surprise: c'était bon! Pas juste "mangeable" comme d'habitude, mais effectivement savoureux. A priori, c'est un fruit dont la qualité varie énormément avec la saison... et la différence entre la bonne et la mauvaise qualité est énorme. On passe d'une chair peux goutue, filandreuse et un peu sèche dégageant une odeur qu'on préfère éviter, à un fruit fondant, sucré et fruité débarrassé des relents écoeurants.
Certes, ça reste loin du plaisir de déguster les délicieuses mangues et ananas que l'on trouve ici, mais c'est honnêtement bien meilleur que ce à quoi je pouvais m'attendre après mes différentes rencontres avec ce gros litchi vert.
Durian: 1 - Jean-Yves: 1
Je pense qu'on va en rester là.
La liste des choses que j'ai du mal à avaler est encore longue. Cela inclut des morceaux de pieuvre séchée et autres larves frites.

Ce soir, avec Nuch, on va faire un tour au "Queen Sirikit Convention Center" où se tient un salon orienté "vacances et voyages". L'idée est de trouver des promos intéressantes pour des petites excursions alentours.
En attendant, je vais retrouver Koy, ma prof de Thai, pour mes 2h de bourrage de crane quotidiens.

dimanche 24 février 2008

French cuisine (prononcez couisiiine)

Ce week-end, pas de clubbing débridé... Et pour cause, la vente d'alcool est prohibée depuis vendredi soir. Je vous rassure, ce n'est que jusqu'à demain... En effet, lors d'élections (qui se déroulent les dimanches) la vente et la distribution d'alcool est interdite à partir du vendredi soir précédent.
Pour le moment, l'explication qui m'a été donnée est que c'est pour éviter que les candidats rallient les votants à coup de soirées gratuites et arrosées. C'est une méthode qui semble-t-il est efficace, dans un pays où l'intérêt pour la politique et les réflexes démocratiques des habitants sont quasi nuls. C'est particullièrement sensible dans les campagnes, où l'instruction reste encore assez limitée: le précédent premier ministre Taksin, corrompu jusqu'à plus soif s'est exilé fin 2006 en Angleterre à la suite d'un mini putsch organisé par l'armée qui joue depuis toujours le role de garde fou, renversant les élus trop corrompus... vu que les électeurs s'en fichent, puis organisant de nouvelles elections en espérant que ce coup-ci le nouveau sera moins pire. Ceci dit, le "pauvre" Taksin n'est pas parti les mains vides, mais avec une jolie petite caisse noire (qui lui a permi entre autres de se payer l'équipe de foot de Manchester City). Et aujourd'hui, les membres de sont parti sont de nouveaux majoritaires. Les ruraux, visiblement, n'en ont que faire des 2 milliards (oui oui) de dollars évaporés. Tant que le gusse est pas né à Bangkok et parle un peu terroir, ça leur convient.
Bref, même sans alcool, pour le moment, la plus grande réussite de la démocratie ici... c'est le roi. Avec l'armée, ils sont les seuls à essayer d'oeuvrer pour un vrai développement du pays (et pas de leur seul portefeuille).
Un peu triste...

Par conséquent, pas de beuverie mais un week-end aéré, cultivé et agrémenté de travaux pratiques.

Samedi midi, nous retrouvons Lin chez elle, à Samutprakarn, dans la banlieue sud-est de Bangkok. L'occasion de sortir un peu de la mégapole et de s'immerger dans une ville plus "typique" et relaxante... Pas beaucoup d'Européens dans le coin. On me sourit et me dit bonjour à chaque coin de rue. Après (bien entendu) une pause déjeuner dans un petit restaurant sélectionné par Lin - qui habite ici depuis toujours - nous prenons un tuk-tuk en direction de "Muang Boran" (litérallement "La cité ancienne").




Petit apparté:
Le tuk-tuk est un des moyens de transports typique de Thailande. Un tricycle motorisé très coloré (et bruyant) qui emporte 2 ou 3 personnes en plus du conducteur. On peut en fait monter à 6 passagers si ils sont dimensionnés "local" et aventureux. L'engin utilise un moteur à Gaz. Donc pas si polluant que ça. D'ailleurs beaucoup de véhicules sont passé au gaz ou aux aro-carburants, ce qui fait que Bangkok a divisé par 3 son niveau de pollution en 10 ans. Le tuk-tuk a aussi l'avantage de parfois pouvoir se faufiler dans les bouchons et est moins cher... Lancé, la bête peut monter à 70km/h.

En l'occurence, le tuk-tuk était pas forcément le plus approprié... Mais j'ai fait un caprice. Il faisait beau et pas trop chaud. J'avais envie de prendre l'air.
Et l'air, on a continué à "le prendre". "Muang Boran" est ce qu'on appellerait chez nous un conservatoire architectural. Dans un grand parc en forme de Thailande ont été déplacés (ou copiés lorsqu'ils n'étaient pas démontables) les plus beaux exemples d'architecture Thaï. Plus d'une centaines de temples, maisons traditionnelles et palais de toutes les régions et de toutes les époques sont ici regroupés. L'entrée inclut la location de vélos, qui permettent de parcourir le parc plus sereinement. C'est franchement splendide, et même si le fait de savoir que certains ne sont que des répliques réduit un peu l'émerveillement, ça n'en était pas moins un très agréable moment (plus de photos sur Flickr).

Ensuite, nous avons repris le taxi, pour rejoindre la mer à une dizaine de km de là. Un spectacle assez surprenant nous attendait. Des milliers de mouettes tournent en cercle le long d'une jetée, attendant que les badauds leur jettent des petits morcaux de pain. La mouette n'est pas bete semble-t-il, car elle prend soin de ne pas "arroser" la main qui la nourrit: malgré l'énorme population autour de la jetée, celle-ci est presque immaculée. Ou alors c'est que la mouette n'est pas qu'un pigeon marin, mais un animal plus noble qui ne fait popo que dans la mer.

Pour terminer correctement la journée, il ne manquait qu'une chose: du shopping. Et ici, c'est possible environ n'importe où. Il n'a pas fallu chercher longtemps avant de trouver un marché de nuit où s'entassent vendeurs de vêtements, chassures, montres et téléphone portables.
C'est un peu fatigués mais vraiment heureux de cette journée que nous sommes rentrés à Bangkok, et couchés avec les poules.

Ce matin (dimanche), nous nous sommes du coup levés assez tôt. J'ai bien fait de pas veiller pour regarder France-Angleterre (passons). Après avoir échangé les diverses photos quenous avons pris la veille, nous avons décidé de faire une journée cuisine.
Ce midi, j'ai donc cuisiné du poulet à la citronelle (une adaptation d'une recette que Hélène m'avait apprise, avec 2-3 techniques apprises pendant mes cours de cuisine thaï). San se chargeait de faire cuire le riz en bonne et due forme et Nuch faisait la vaisselle.

Petit apparté n°2:
Le Riz!!! Plat de base en asie, tout le monde le sait. Cependant, visiblement, en France, on sait pas faire cuire correctement du riz. Alors petit cours à l'usage de mes compatriotes. D'abord, le riz cuisson rapide et en sachet... oubliez! Montrez ça à un Thai, et il aura la même réaction que lorsqu'un américain nous montre son fromage en bombe. Un mélage d'étonnement, de dégout et de dépit. Le riz, c'est du riz, et ça s'achete en sac (ici le mini, c'est le kilo, la norme étant le sac de 5kg). Pour préparer un bon riz, c'est en fait pas trop dur. D'abord, il faut laver le riz (oui oui!). Mettez donc la quantité désirée au fond de la casserole, ajouter un peu d'eau froide et remuez doucement. Videz l'eau troublée, et recommencez (2 à 3 fois, jusqu'à ce qu'elle ne se trouble plus trop). Répartissez bien le riz au fond de la casserole et ajoutez de l'eau claire jusqu'à environ 1cm au dessus du riz. Pour tester, mettez la main à plat sur le riz, l'eau doit légèrement recouvrir les doigts. Mettez sur le feu et lorsque l'eau bout, couvrez et baissez le feu de façon à ce que ça se contente de conserver l'ébullition (mais pas plus, sinon, ça va coller au fond). Laissez couvert et essayez de pas soulever trop souvent le couvercle. Le riz est prêt... quand il n'y a plus d'eau (environ 25 minutes). Retirez du feu (histoire que ça colle pas). Touillez un peu et laissez encore couvert quelques minutes avant de servir. Voilà! Et même pas besoin de passoire. L'utilisation d'une cuiseuse à riz facilite la chose. Il y a des repères pour l'eau et le riz, et la cuisson se règle automatiquement et s'arrête lorsque c'est prêt, tout en gardant le riz chaud presque indéfiniment.

Bref. Après un bon repas (car c'était bon), nos velléités culinaires se sont réveillées. Nous avons donc fait un petit tour au "Villa Market" du coin, un supermarché où il est possible de trouver du fromage, de la crème fraiche et autres articles exotiques (que ce soit européens, japonais, indiens etc...)
Au programme:

  • Quiche au Jambon
  • Fondants au chocolat (les fameux "kitu")
  • Thé indien "massala" (recette ramenée d'inde par San, un thé au lait et aux épices)
Résultat: Un sans faute... Une quiche goûteuse et croustillante (la recette "sans pate" marche super bien), des fondants débordant de chocolat noir (aïe les bourrelets) et un thé vraiment savoureux.
L'occasion pour San et Nuch de faire un peu de cuisine française (et de découvrir que c'est pas si sorcier que ça) et pour moi de tester si, malgré la distance et le changement de certains ingrédients (le gruyère rapé, pas trouvé) on arrive à quelque chose. Et ça à marché, pour le plaisir de tous.
Vendredi soir, j'organise avec San une soirée "pool-party" autour de la piscine de la résidence. L'occasion de "marquer" mon arrivée. La quiche a donc été un test de faisabilité pour une fournée un peu plus importante en prévision de vendredi.
Test réussi!

vendredi 22 février 2008

Le Thaï et moi

Avant-hier, j'ai terminé la première session de 20 heures de cours de Thaï. C'est à la fois très frustrant, car pour le moment, il n'est pas envisageable pour moi d'avoir une discussion, mais en même temps assez encourageant... Il parait que pour un débutant, mon accent est déjà pas si mal et ma compréhension pas ridicule. J'arrive déjà à capturer quelques mots dans des conversations et en extraire quelques informations intéressantes.
C'est pas la langue la plus simple à apprendre. Un peu comme le chinois, ca repose sur une grammaire simple et sans conjugaison, avec des mots monosyllabiques (ou alors composés de mots basiques)... et bien entendu, comme le nombre de syllabes possibles est assez limité, il faut utiliser les tons. Là où ça devient difficile, c'est qu'il y a parfois des mots contraires qui ne sont séparés que par le petit bout d'intonation. "Klay" par exemple: Prononcé comme si on posait une question, en terminant plus aigu qu'on a commencé, signifie "Proche". Si on prononce "klay" en faisant bien attention à garder une intonation neutre... cela signifie "loin". Facile!
Et il y a parfois des homophones assez drôles. Un des nombreux (et délicieux) plats Thaïs a malheureusement un nom qui se prononce globablement "Caca Mou". Je sais, c'est potache, mais ça me fait beaucoup rire. Le "vrai" nom est "Khaw Khaa Moo". "Moo", c'est du porc.
Je vais reprendre la prochaine session mercredi prochain. J'ai besoin d'un peu de temps pour assimiler. Heureusement, Nuch m'aide à travailler mon vocabulaire.

Outre ce dernier cours, cette journée de mardi a aussi été maruée par les premières visites d'appartements. C'est peut-être un peu prématuré tant que j'ai pas une situation stable, mais ça ne coute rien, et permet de se faire une idée. La conclusion, c'est que c'est, bien entendu, moins cher qu'en France, même si certains quartiers et la proximité d'une station de "skytrain" peuvent faire franchement monter les prix.

Le week-end dernier, je suis allé faire un bowling avec Nuch et quelques amis. Soyons honnêtes: la Wii ne peut être considérée comme un entrainement valable. Je suis vraiment mauvais... Mais je m'amuse quand même. Surtout quand il y a une girafe de bière à proximité.

Hier était férié. Lin qui revient de vacances dans le Nord nous a rejoint avec San et Nuch pour passer la journée ensemble. Après un bon repas (quoiqu'un peu épicé), nous sommes allés voir "Jumper" au cinéma. Je pense que je vais aller beucoup plus souvent au cinéma ici. D'abord parce que c'est vraiment moins cher, ensuite parce que le films sortent souvent avant la France... ca me permettra de vous donner un avant goût des sorties à venir.
En l'occurence, "Jumper" est l'histoire d'un ado qui découvre subitement que si il pense très fort à un endroit, il peut s'y "téléporter" directement. L'histoire est traitée très "pop-corn movie". Scénario simple, psychologie facile et action quasi ininterrompue. Ce serait vraiment distrayant si il y avait une fin. Mais visiblement on est reparti pour un film à "suites" et ils ont fait le choix de tenir le spectateur en haleine... au risque de l'asphixier.
Tiens, ça me fait penser qu'Asterix "3"est sorti au ciné en France... Ca donne quoi? J'ai un peu peur que ça sente le navet.

Ensuite, nous sommes allés à KaoSan Road. La rue des "Backpackers". Toujours animée, blindée de bars de petits vendeurs de babioles et de touristes semi-baba-cool assez imbibés. Un peu à l'écart et difficile à trouver si on ne connait pas, se trouve un bar de "style" marocain. Tables basses, coussins et chicha sur une terrasse bien aérée. Très agréable, c'est sûr.

Ce soir, repos car samedi soir, on a prévu d'écumer les boites, vu que le "petit groupe" est enfin au complet. Bien entendu, un rapport complet suivra.

mardi 19 février 2008

Red Bull

Tout d'abord, à propos du (de la?) Red Bull, soyons clair: c'est pas bon. Voire infâme. Et c'est assez drôle d'apprendre que cet espèce de goût de sirop contre la toux mixé avec un déodorisant leader price est une tentative assez désastreuse de... jus de fruits rouges.

Ceci étant dit, ça n'empêche pas cette boisson énergisante d'être mondialement distribuée et de rapporter des millions à la petite entreprise Autrichienne qui en a adapté la recette afin de la distribuer hors de la Thailande.

Car oui, Red Bull est une internationalisation du "Krating Daeng" (en thai: Taureau Rouge...) une boisson surdosée en Taurine, Caféine et Vitamines, consommée depuis une trentaine d'année par les travailleurs de nuit et routiers thais.

La version thai Krating Daeng ne se vent pas en canettes mais dans des petites bouteilles (voir photo) d'environ 15cl. Le mélange est plus sucré que la version Red Bull et non gazeux.
Il existe plusieurs marques, la marque historique est "lipovitan", la plus connue est "Krating Daeng", puis viennent des doux noms tels que "M-150" ou "calibre 357". Miam!



Donc le principal attrait pour cette boisson, n'est pas le goût, mais bien la dose de stimulants qu'elle contient. Dans certains pays européens, Red Bull a remplacé le café, et on observe beaucoup de comportements addictifs proches de ceux engendrés par le café ou la cigarette liés à des consommations quotidiennes.
L'effet stimulant est plus qu'évident. Un vrai coup de fouet... Les effets secondaires sont en revanche assez peu connus. C'est d'aileurs pour cela qu'en france l'AFSSA a préféré prévenir et a interdit la commercialisation... suite à une étude montrant que la fameuse "taurine" pouvait amener certains rats de laboratoire à se manger les pattes en situation de manque.

Il n'y a pas d'étude fiable sur les effets d'une dose massive de taurine (qui aurait été testée sur les GI au Vietnam) seule ou associée à de l'alcool... or, justement c'est cette association avec l'alcool qui serait peu recommandable (déconseillée par le fabricant), mais qui représente paradoxalement le moyen le plus courant de consommation.

Bref, c'est pas de la mort en boite, mais c'est pas non plus anodin comme un jus d'orange. La consommation "thai" est d'ailleurs bien plus raisonnable que l'occidentale, puisqu'elle est considérée comme médicamenteuse et pas associée à l'alcool.

Alors, pourquoi pas un petit "Krating Daeng" un jour de réveil difficile avant une grosse réunion, mais j'éviterai le pack de six dans le tiroir du bureau ou les 3 litres de "thai bucket" par semaine: un mélange soda / whisky thai / glace et krating daeng, servi (surtout aux touristes... voir photo d'archive... hahaha!) dans un seau avec des pailles lors des soirées sur les plages de thailande.

samedi 16 février 2008

Networking et Cinéma

Mercredi nous sommes allé,s avec San et Nuch, à ce qui s'appelle un "Networking Event". En gros, une soirée où un sponsor et une association d'expatriés convient un maximum de jeunes cadres et fournissent, pour un droit d'entrée dérisoire, nourriture et boissons à volonté.
C'est l'occasion à la fois de picoler pour pas cher, mais aussi de faire des rencontres d'ordre professionnel. Après un "D'où tu viens?" vient le "Que fais tu à Bangkok" et ensuite l'échange de cartes de visites.
Je n'ai pas trouvé d'employeur directement, mais ici, les expat's sont très soudés, toutes origines confondues. Depuis que je suis arrivé, il y a 4 personnes, pas forcément très proches, qui, après m'avoir rencontré, ont trouvé ou croisé un job potentiel pour moi et se sont empressés de me faire parvenir l'info.
Actuellement, j'ai un contact pour une boite spécialisés dans les ERP (ça reste assez vague), une opportunité de freelance en traduction français-anglais et une offre très sérieuse de mi-temps en tant que professeur (à partir de mai, pour enseigner l'anglais les maths et les sciences à des jeunes thais bilingues... le visa et permis de travail sont fournis). L'entretien est d'ailleurs prévu mardi matin.

Pour ce qui est de la Saint Valentin, j'ai sacrifié à la tradition très suivie ici des fleurs, cadeaux (j'ai quand même pas fait le coup de la boite de chocolats en forme de coeur) et restaurants (il y a LeNôtre à deux pas d'ici). L'excuse de "c'est une fête commerciale" n'est même pas envisageable ici. J'ai déjà presque fait une faute en voulant offrir le bouquet moi même le soir plutôt que de le faire livrer au bureau... Bah oui, comment on nargue les collègues sinon?

Hier soir, petite innovation. Nous sommes allés au Cinéma. Rien de neuf a priori... mais nous avons choisi la salle "Ultra Screen". Pour un prix proche d'une scéance chez nous, on a la "business class" du cinéma. Une salle avec un écran de taille très respectable et seulement une petite centaine de sièges. Groupés 2 par 2 dans de petites alcoves qui isolent complêtement des voisins, il est possible de les incliner jusqu'à être totalement allongés, bien installé avec le petit coussin et la couverture fournis. Là-dessus, un bon film, des pop-corn tout frais et une rasade de coca et on a le home cinema... au cinema.
A propos du cinema, les thais ont la chance d'avoir les films en même temps que la sortie US... Deux raisons: d'abord ils ne doublent pas les films, ensuite, ça évite que le film arrive en pirate dans la rue avant d'atteindre les cinémas.
Les films sont tous en VO (ouf!!!) avec un sous-titrage Thai... Quant à la scéance, elle coute 2,50€ plein tarif dans les gros multiplexes modernes.
Je reviendrai plus tard sur les différences de coût de la vie, les différences sont parfois surprenantes.

mardi 12 février 2008

Bangkok

Premier petit post "thématique"... à propos de Bangkok.

Bangkok est la capitale de la Thaïlande, mais Bangkok n'est pas son vrai nom. Et même si les Thaï utilisent cette dénomination, notamment avec les étrangers, ils préfereront entre eux utiliser le vrai nom: Krung Thep / กรุงเทพฯ ...
Enfin, une partie du vrai nom.

Le nom complet de la ville est: Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit
Ce qui signifie (d'après Wikipedia): "Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l'énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn"
Ouf!
C'est vous vous en doutez, le nom de ville le plus long au monde.

Bangkok se situe sur la rivière Chao Praya, qui se jette dans la mer à une trentaine de kilometres de là. La ville se situe seulement à 2m au dessus de la mer et est située dans une région marécageuse, ce qui rend la construction de métro très difficile.
Bien que fondée assez récemment (1767) après que les Birmans aient détruit la capitale Ayutthaya, le développement s'est fait de façon très anarchique, et continue ainsi aujourd'hui.
Ainsi des ilôts ont été formés entre les grands axes, et pourvus de voies secondaires (les Soi) partant du grand axe vers le centre de l'ilot. Mais la plupart de ces Soi sont sans issue car ils ne traversent pas les ilots de part en part.
En conséquence, seuls les grands axes permettent de se déplacer, les Soi ne sont utilisés qu'une fois presque arrivé à destination...
Faites les comptes: 12 millions d'habitants + 2 lignes de métro aérien + 1 ligne souterraine + peu de grands axes et beaucoup de voies sans issue = ENORMES BOUCHONS QUOTIDIENS
Se déplacer dans la ville nécessite une bonne adaptabilité et un jonglage permanent entre les nombreux moyens mis à disposition (qui feront l'objet d'un autre dossier thématique) en fonction de l'heure et du quartier.

Plusieurs quartiers se distinguent. A l'ouest de la rivière, la ville d'origine, le quartier plutot résidentiel de Thonburi. Le long de la rivière à l'est, les quartiers traditionnels (et touristiques) avec les temples, le grand palais et Chinatown. plus à l'est se trouve le centre de Bangkok. Autour de la station "Siam" s'accumulent centre commerciaux et grands buildings de business. Puis, en rayonnant autour de ce point, vers le nord, l'est et le sud, on passe progressivement de quartiers commerciaux et résidentiels assez couteux à des quartiers plus modestes.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Prochain thème, un produit local: le "Red Bull"

lundi 11 février 2008

Bonne année... Ratatouille!

Il est fort probable que peu d'entre vous aient échappé au fait que jeudi dernier était le Nouvel An chinois. Nous sommes donc désormais dans l'année du rat (ou de la souris... au choix).
Première chose à savoir: les Thaï ne suivent pas le calendrier chinois. Ils ont leur propre nouvel an, qui tombe en Avril. J'en parlerai plus à ce moment là.
Cependant, beaucoup de Thai ont des ancetres plus ou moins lointains qui viennent de chine. Et il y a à Bangkok, comme dans toutes les capitales d'asie (voire du monde) un Chinatown.
Nous avons donc décidé de se retrouver avec quelques amis pour profiter d'un bon repas chinois sur place.
Pourtant, bien qu'un peu plus animées qu'à l'habitude, la fête n'était pas aussi importante qu'on pouvait l'attendre. D'abord parce que, un peu comme chez nous à Noël, c'est surtout une fête familiale. Ensuite parce que la tradition veut que la journée du nouvel an donne le "ton" pour l'année. C'est à dire que si on bosse dur ce jour là, cela signifie qu'on va travailler dur toute l'année (pas cool). Et enfin, parce que la soeur du roi est décédée récemment. Elle était particulièrement appréciée par les Thai (chinois ou non) et par respect ils ont décidé de limiter les festivités... Je reviendrai plus tard sur la relation des Thai avec la famille royale. C'est un sujet sensible et complexe.
Ceci dit, ca ne nous a pas empêché de nous remplir de délicieuses spécialités, d'origine souvent inconnue et que certains qualifieraient de légèrement suspecte. Mais ce n'est pas ça qui m'arrête.

Vendredi soir, des amis de Nuch et San nous ont retrouvé chez moi (oui oui, c'est chez moi maintenant) pour boire un verre avant d'aller explorer les boites du quartier. Car outre les restaurants japonais, mon quartier est aussi connu pour quelques bons endroits de clubbing. C'est sympa de pouvoir y aller à pied.
Le petit groupe semble m'avoir rapidement intégré... et je reviens de cette soirée avec 2 pistes intéressantes pour un boulot: Un contact pour un éventuel boulot d'informaticien (j'en saurai plus mercredi), et une offre ferme pour un mi-temps de prof à partir de mai... qui comprend notamment le visa et le permis de travail, ce qui correspond au moment où mon visa touriste aura expiré.

Enfin, week-end tranquille avec Nuch. Un peu de shopping (je commence à savoir où trouver quoi) mais surtout une soirée très réussie organisée par ses soins. D'abord un diner Thai traditionnel sur le fleuve, avec, encore une fois une avalanche de mets, puis un dernier verre au bar du "Banyan Tree", un des plus hauts hotels de Bangkok. Une vue splendide du haut de la terrasse située au 60ème étage du building et un service irréprochable. Et même un peu d'air presque frais!!!

Hier soir, San est revenue de vacances. Ca y est, je n'habite plus tout seul dans ce grand appartement... Elle non plus du coup, et ça a l'air de la ravir. Pour fêter ça, je cuisine le diner. Je sais pas encore ce que je vais faire. Je vais improviser avec ce que je trouverai.

Dernière chose. Je vais commencer à faire des "posts" thématiques. Histoire d'apporter une touche culturelle à ce blog. Premier thème: Bangkok

lundi 4 février 2008

Koh Samed, Part 1

Ce matin, je crois que j'ai réussi à définitivement effacer le décalage horaire.
Peut-être ce week-end a aidé: rien de tel qu'une bonne soirée (un peu arrosée, j'avoue) pour remettre les pendules à l'heure... Surtout lorsque la grasse matinée du lendemain se passe sur la plage.

Comme prévu, nous avons passé se week-end à Koh Samed. Une petite île à environ 3 heures de route Bangkok. En fait, c'est la plus proche de la capitale, et elle fera probablement l'occasion de plusieurs visites.
Ce n'est pas forcément la plus belle des îles de Thailande, il y en a tellement, mais ce serait vraiment insultant de se plaindre.

Nous avons donc retrouvé vendredi soir un groupe d'amis qui habitent dans le même quartier que moi et qui avaient réservé un van pour nous emmener jusqu'au bord de mer. Dans le groupe, Jimmy et Darrell, deux australiens, Glenn, un Neo Zelandais, Kwang, Nuch et Laa de Thailande, et le petit frenchie. Une bande bien sympathique, qui ne s'est pas quittée de tout le week-end. C'est agréable de retrouver des amis, et de se faire d'autres si rapidement.

Après les quelques heures de route, embarquement pour Koh Samed, un petit quart d'heure de hors bord... Juste le temps d'apprécier la relative fraicheur de ces derniers jours. Ca correspond à une chaude et humide soirée d'aout en france. Du genre de celles où tout le monde soupire en se disant qu'il fait lour, mais croyez moi, comparé au temps habituel, c'est un vrai plaisir.
Il y avait même un peu de vent.


Arrivés en milieu de soirée, nous avons vite déposé les bagages dans nos bungalows (spartiates, certes, mais avec la clim quand même...) et somme allés manger un délicieux mélanges de poissons et fruits de mer.
Bien entendu, la nuit a duré assez longtemps, grace notamment au "Thai Bucket" et à l'ambiance festive du lieu.



Samedi, journée "molle"... quel bonheur! Jus de fruits et relaxation sur la plage...En attendant la deuxième tournée. Samedi soir et dimanche seront une réédition du duo gagnant: fête et farniente. Avec une petite exception cependant. Un surplus d'activité autour du Jungle speed. C'est un jeu vraiment bien fait pour les "non-habitués". Facile à apprendre, pas de problème de langues ("No!!! Color now, not shape!!!") mais certes un peu risqué pour les Chang Beer qui s'approchent de tros près. Oooops!


Le temps était assez couvert cependant.C'est un peu moins beau pour les photos, mais rend le climat vraiement agréable... Et m'a permis de prendre tout doucement contact avec le soleil, en évitant les rougeurs.



Pour le retour, on a fait un petit arrêt au marché de Ban Phe (là où l'on embarque pour Koh Samed). La spécialité du coin: les seiches et autres poissons séchés et/ou confits. J'avais découvert ça en malaisie il y a quelques années. Honnêtement, je crois que je n'arriverait pas à m'y faire. Ca sent vraiement trop fort pour moi. Ils mangent ça comme des chips... je vous passe la description de l'haleine résiduelle...

Le bonus, c'est qu'on est rentrés suffisament tôt pour que je puisse regarder France-Ecosse en direct sur TV5. Ils sont pas mal ces nouveaux bleus, non?